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Natixis : Les interdictions de vente à découvert font plus de mal que de bien

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(Tradingsat.com) - Sensé être protégé des spéculateurs baissiers pour une période prolongée, le secteur bancaire glisse néanmoins à nouveau vendredi en territoire négatif. A mi-séance, Société Générale cède 1% à 21,75 euros, BNP Paribas abandonne 0,9% à 34 euros, Crédit Agricole recule de 1,4% à 6,4 euros, Natixis accusant le repli le plus marqué (-2,5% à 2,75 euros). Seule exception, la banque franco belge Dexia, qui grappille

AMF a annoncé hier soir la prolongation jusqu'à nouvel ordre, et pour une durée ne pouvant excéder le 11 novembre 2011, la décision en date du 11 août dernier d'interdire toute Vente à découvert (position courte nette) sur les valeurs suivantes : April Group, Axa, BNP Paribas, CIC, CNP Assurances, Crédit Agricole, Euler Hermès, Natixis, Scor, Société Générale.

Toutefois, l'interdiction de vendre à découvert instaurée par quatre pays de l'Union Européenne (France, Italie, Espagne et Belgique) n'est pas parvenue à freiner la chute incessante du prix des actions et semble faire « plus de mal que de bien » selon une importante étude menée récemment par deux professeurs de la Cass Business School de Londres.

L'étude « Short-selling bans around the world: evidence from the 2007-09 crisis » menée à l'échelle mondiale dans 30 pays en utilisant les données recueillies entre 2008 et 2009 sur près de 17 000 titres et actions différents, suggère que les dernières mesures prises par les gendarmes boursiers européens d'interdire cette pratique jugée spéculative, pourraient causer de sérieux dommages sur le marché financier.

Co-auteur de ce rapport, le professeur Alessandro Beber (Cass Business School) indique que : « selon notre étude, la réponse spontanée de la plupart des régulateurs financiers à travers le monde a causé un effet dévastateur sur la liquidité des marchés ».

Or, souligne-t-il, « la chute de la liquidité est particulièrement dangereuse car elle survient à un moment où la marge entre l'offre et la demande est déjà élevée à cause de la crise. De plus, les investisseurs sont désespérément à la recherche de liquidité sur les marchés de valeurs mobilières à cause de la gelée de nombreux marchés à taux fixes. »

« Ceci devrait indiquer aux régulateurs que les récentes interdictions de vente à découvert font plus de mal que de bien. » selon le professeur Beber, qui avance que l'interdiction a également manqué son objectif principal qui était de restaurer l'ordre sur les marchés et d'empêcher un effondrement du prix des actions. « Contrairement aux espoirs des régulateurs, toutes les preuves indiquent que l'interdiction de la vente à découvert n'a, au mieux, pas affecté le prix des valeurs, et au pire, contribué à leur chute ».

Il ajoute enfin que : « Ces résultats montrent que l'interdiction a entrainé une baisse du prix des actions en réaction aux nouvelles informations. En restreignant l'activité des traders à l'écoute du marché par des informations négatives sur les sociétés, l'interdiction de la vente à découvert a freiné la vitesse à laquelle les informations se répercutent sur les prix du marché. »


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