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Michelin : Après avoir bien résisté en 2019, Michelin anticipe une année 2020 compliquée

mardi 11 février 2020 à 10h50
Michelin a bien résisté en 2019 mais prédit une année 2020 difficile

(BFM Bourse) - Le spécialiste des pneumatiques a présenté lundi soir de résultats annuels en ligne avec ses attentes mais s'attend en 2020 à un résultat opérationnel en léger retrait -sans même prendre en compte l'impact du coronavirus- dans un environnement de marchés globalement baissiers. Malgré le rebond du CAC 40, le cours de Michelin flanche.

À contre-sens d'un marché parisien au rebond mardi (+0,6% pour le CAC peu avant 10h), le titre Michelin traîne la patte, enregistrant un repli de 3,3% à 103,25 euros. Le n°2 mondial des pneumatiques -légèrement derrière le japonais Bridgestone mais nettement devant l'américain Goodyear- affiche ainsi un recul de 5,4% depuis le 1er janvier 2020, dans un environnement peu porteur pour les valeurs automobiles, les investisseurs étant focalisés sur l'évolution de la propagation du coronavirus.

Le haut-de-gamme a permis à Michelin de bien résister en 2019

Le manufacturier clermontois de pneumatiques a bien résisté à la crise automobile l'an dernier, augmentant ses profits grâce à une part plus élevée du haut de gamme dans ses ventes. Les résultats annuels dévoilés par Michelin lundi après Bourse font en effet ressortir une hausse de 4,2% du bénéfice net du groupe en 2019, à 1,73 milliards d'euros. Dans un marché automobile en recul, les ventes de Michelin ont progressé en 2019 de 9,6% à 24,1 milliards d'euros. Les deux tiers de cette hausse sont dus à un élargissement du périmètre (intégration du canadien Camso, leader des chenilles pour tracteurs et des pneus pleins pour chariots élévateurs racheté 1,7 milliard d'euros en décembre 2018 et de l'indonésien Multistrada pour 386 millions d'euros en janvier 2019), tandis que l'appréciation du dollar par rapport à l'euro a aussi eu un impact positif.

Surtout, le groupe est parvenu à plus que compenser la baisse de ses volumes (-1,2%, en ligne avec le marché automobile mondial, soit -213 millions d'euros) grâce à des prix en hausse et une part accrue des pneumatiques haut-de-gamme de 18 pouces et plus dans ses ventes pour le secteur automobile, le tout résultant dans un "effet prix-mix très positif de 2,2%" (+477 millions d'euros). Le bénéfice opérationnel a ainsi progressé de 8,4% à 3 milliards d'euros, ce qui représente 12,5% du chiffre d'affaires, contre un ratio de 12,6% en 2018. Michelin souligne que l'amélioration de ce résultat opérationnel résulte également d'un "pilotage rigoureux des prix" qui a notamment permis de faire face à une hausse du coût des matières premières.

"Dans un environnement très instable, le groupe a réussi à maintenir ses parts de marché et à améliorer son résultat", s'est félicité le président Florent Menegaux, cité dans le communiqué.

Par secteur d'activité, le chiffre d'affaires des pneus pour le secteur automobile ("tourisme camionnette"), qui représente près de la moitié (49%) du total, a progressé de 4,6% en 2019, à 11,85 milliards d'euros, pour une marge opérationnelle en léger retrait à 11,1% des ventes contre 11,4% en 2018. Les volumes de Michelin sur ce segment (-1%) ont reculé, mais moins que le marché (-2%). Sur ce créneau "qui fait l'objet d'une forte concurrence extrêmement forte des fabricants asiatiques", Michelin a annoncé en septembre dernier "la fermeture progressive de l’activité du site de Bamberg (858 salariés) en Allemagne.

L'activité de pneus pour poids lourds a de son côté progressé de 1% à 6,45 milliards d'euros, avec là aussi une marge opérationnelle en repli, de 9,6% en 2018 à 9,3% lors de l'exercice écoulé. Sur ce segment, Michelin a annoncé mi-octobre dernier son intention de fermer son usine de La Roche-sur-Yon en Vendée (619 salariés). Enfin, les activité de spécialités du groupe (génie civil, agricole, deux-roues, avion), portées par les acquisitions, ont connu une envolée (+35% à 5,8 milliards d'euros).

Un bénéfice opérationnel attendu "en léger retrait" en 2020

À l'occasion de la traditionnelle conférence de presse à la suite de la présentation des résultats annuels, le directeur financier du groupe Yves Chapot a également salué "une très bonne année 2019 dans un contexte difficile où Michelin a particulièrement bien résisté". Il a toutefois prévenu que les marchés de pneumatiques, à l'image du marché automobile, resteront "pas très bien orientés en 2020". Dans un marché qui s'annonce encore "globalement baissier" lors de l'exercice en cours, Michelin prévoit "un résultat opérationnel en léger retrait" à taux de change constants et des flux de trésorerie positifs "supérieurs à 1,5 milliard d'euros. En 2019, ces flux ont atteint 1,6 milliard d'euros.

Précision importante, ces deux objectifs sont établis "hors effet systémique de la crise liée au coronavirus en Chine". Évoquant l'épidémie qui a déjà fait plus de 900 victimes en Chine continentale faisant craindre un net ralentissement de l'activité économique, Yves Chapot a souligné que Michelin n'avait pas subi, à ce stade, d'impact financier et qu'il était "trop tôt pour anticiper un quelconque impact" sur les comptes du groupe si la crise venait à se prolonger. "Nous ne pouvons préjuger d'un blocage de l'économie chinoise qui durerait non pas quelques semaines, mais plusieurs mois, et qui aurait de facto des effets sur l'ensemble de l'économie mondiale", a ajouté le dirigeant pour justifier les perspectives établies "hors impact du coronavirus". prévenu le dirigeant.

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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