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Iliad : Résultat net de free en repli en 2011, succès du mobile

tradingsat

par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Free a fait état jeudi d'un "immense succès" commercial pour son offre mobile lancée en début d'année, mais sans donner le nombre de ses abonnés, et a promis d'accélérer le déploiement de son réseau, objet de nombreuses controverses.

Le fournisseur d'accès à internet a fait en janvier une entrée spectaculaire sur le marché français de la téléphonie mobile avec des offres à prix cassés, obligeant ses concurrents à baisser les tarifs d'une partie de leurs offres pour tenter d'endiguer l'exode de leurs abonnés.

Les spéculations vont bon train, depuis, sur le nombre d'abonnés attirés par le quatrième entrant, estimé récemment à 1,5 million par le PDG de France Télécom.

La maison-mère, Iliad, ne donne pas de chiffre dans son communiqué de résultats publié jeudi, faisant seulement état d'un "immense succès" commercial de son activité mobile sur le début de l'année.

Le directeur financier, Thomas Reynaud, a précisé que des résultats chiffrés seraient dévoilés en mai à l'occasion de la publication des chiffres du premier trimestre.

A 10h04, le titre gagne 0,34% à 99,09 euros alors que l'indice sectoriel perd 0,2% dans le même temps.

Le groupe dirigé par Xavier Niel prévoit d'accélérer le déploiement de son réseau afin de disposer de 2.500 sites équipés d'ici la fin de l'année, contre un millier actuellement.

Près de 250 millions d'investissements supplémentaires devraient ainsi être engagés en 2012, après plus de 400 millions d'euros l'an dernier, a précisé Thomas Reynaud lors d'une conférence téléphonique.

Au total, les investissements du groupe ont bondi de près de 50% l'an dernier pour atteindre 1,2 milliard d'euros, sous l'effet notamment du déploiement de la nouvelle Freebox Révolution et de l'acquisition de fréquences "4G".

Cette forte hausse a pesé sur le flux de trésorerie libre du groupe qui ressort à -413 millions d'euros sur l'ensemble de 2011 tandis que le résultat net hors exceptionnels a reculé de 7% à 255 millions d'euros.

Iliad a par ailleurs dégagé l'an dernier un chiffre d'affaires de 2,12 milliards d'euros, en hausse de 4%, pour un résultat opérationnel (Ebitda) de 833 millions d'euros (+4% également), contre 2,14 milliards et 861,4 millions d'euros attendus en moyenne, selon Thomson Reuters I/B/E/S.

Pour 2012, le groupe a dit viser une forte augmentation du chiffre d'affaires avec une croissance de plus de 5% dans le fixe mais sans fournir de prévision chiffrée pour le mobile.

ACCÉLÉRER LE DÉPLOIEMENT DU RÉSEAU MOBILE

Free Mobile a d'ores et déjà chamboulé le secteur français des télécoms, deux mois seulement après son lancement.

SFR a déjà dit anticiper un recul de 12 à 15% de son résultat opérationnel (Ebitda) cette année tandis que Bouygues Telecom prévoit une baisse de 10% de son chiffre d'affaires.

France Télécom n'a pas fourni de prévision aussi détaillée mais il table pour l'ensemble du groupe sur un net recul de son cash flow opérationnel 2012 à 8 milliards d'euros, et l'Ebitda de l'opérateur historique devrait diminuer d'un milliard d'euros cette année.

Stéphane Beyazian, analyste à Raymond James, estime que le revenu par abonné mobile devrait se contracter d'un tiers en moyenne dans le secteur au cours des années à venir. La banque Nomura prévoit pour sa part que le résultat opérationnel des activités mobiles des trois opérateurs historiques devrait reculer de 28% d'ici 2015.

Le lancement de Free mobile a cependant connu quelques retards à l'allumage. Certains consommateurs ont dû patienter plusieurs jours, voire plusieurs semaines, avant de recevoir leurs cartes SIM en raison de l'engorgement des demandes de portabilité au sein de l'organisme chargé de les gérer.

Les concurrents du nouvel entrant n'ont pas tardé à mettre en doute le bon fonctionnement de son réseau et la polémique a fait l'objet d'un large écho dans la presse.

Free Mobile a ainsi été accusé d'éteindre ses antennes pour se reposer en grande partie sur le réseau de France Télécom, avec lequel il a conclu un contrat d'itinérance.

Ce feuilleton à nombreux rebondissements a conduit le gendarme des télécoms à mener une deuxième inspection du réseau de Free Mobile, qui a démontré selon l'Arcep, que ce dernier respectait ses engagements.

Thomas Reynaud a reconnu qu'environ 90% du trafic de Free mobile passait actuellement par le réseau de France Télécom, tout en soulignent que le déploiement du réseau du quatrième entrant n'en était encore qu'à ses débuts.

"Notre priorité en 2012, c'est de faire un maximum d'abonnés dans le mobile et de déployer le réseau le plus vite possible", a-t-il dit, en ajoutant qu'il était encore trop tôt pour dire si le groupe devrait débourser davantage que le milliard d'euros initialement prévu dans le cadre du contrat d'itinérance conclu pour six ans avec France Télécom.

Avec Jean-Michel Belot, édité par Marc Angrand

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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