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Essilorluxottica : Marc Simoncini, fondateur de Meetic, dénonce le monopole d'Essilor

mercredi 27 mars 2013 à 10h30
Marc Simoncini, fondateur de Meetic, veut révolutionner le marché des lunettes

(BFM Bourse) - Marc Simoncini, le fondateur de Meetic, était l'invité d'Europe 1 ce mercredi matin. Non pas pour parler du site de rencontres en ligne qu'il a revendu à Match.com, mais du secteur de l'optique dans lequel il officie désormais au travers de Sensee, société qu'il a créée fin 2011 avec la conviction que le marché français des lunettes, estimé à 5,5 milliards d'euros, est opaque et verrouillé.

A la façon de Xavier Niel, le patron de Free, qu'il connaît très bien pour avoir travaillé avec lui sur le projet "42", une école d'informatique hors du commun lancée hier à Paris, Marc Simoncini veut aussi en mettre plein la vue en promettant de diviser par deux la facture des Français. Cette promesse, son petit camarade des télécoms l'a tenue avec Free Mobile.

Le marché des lunettes est "surévalué"

Alors Marc Simoncini veut en faire de même. Seulement, l'homme d'affaires fait face à de nombreux obstacles. Il évoque tout d'abord un marché français "très atypique" et "monopolistique", faisant référence au leader mondial de l'optique ophtalmique, le géant français Essilor.

Le dirigeant affirme ainsi que, faute de pouvoir y laisser entrer de nouveaux entrants, le secteur est surévalué de 1,5 milliard d'euro et ne mérite pas cette prime que paie in fine le consommateur. "La France est une anomalie dans le paysage européen", fustige-t-il.

Une paire de lunette est vendue en moyenne 290 € alors qu'elle ne coûte que 10 € à fabriquer, fait-il remarquer. L'actuel patron de Sensee a aussi regretté sur Europe 1 la rigidité de la législation française pour les entreprises.

"Un frein énorme à l'embauche"

"On est en train de réguler un pays en s'occupant des grandes entreprises, alors que celles qui embauchent, ce sont les petites. Et nous, on se prend dans la figure le code fiscal et le code du travail, qui sont faits pour des boites qui ne sont pas les nôtres. C'est un frein énorme à l'embauche.", martèle Simoncini.

"Il faut qu'on laisse aux petites entreprises la possibilité de se développer, parce qu'aujourd'hui, ceux qui créent des entreprises les créent ailleurs, et les 1 000 ou 10 000 entreprises qu'on ne crée pas aujourd'hui, ce sera un accident industriel dans 10 ans."

Marc Simoncini a également regretté les abus des patrons de grandes entreprises, "qui retombent toujours sur les petites". "Si vous êtes une PME et que vous voulez embaucher un ingénieur de chez Airbus, il ne viendra pas parce que vous ne pourrez pas vous aligner sur son salaire. Donc la seule façon de l'embaucher, c'est de lui donner des stock-options. Or aujourd'hui, parce qu'il y a eu des abus dans les grandes entreprises, elles sont surtaxées."

J. M. - ©2020 BFM Bourse
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