(BFM Bourse) - Le groupe minier progresse nettement en Bourse, stimulé par des informations de presse selon lesquelles un fonds soutenu par les États-Unis et les Émirats arabes unis pourrait entrer à son capital.
Le fonds Orion Critical Mineral Consortium, soutenu par les États-Unis et les Émirats arabes unis (EUA), envisage de prendre une part du capital du groupe minier français Eramet, qui traverse des difficultés, écrit vendredi le quotidien britannique Financial Times.
Orion CMC, "créé l'an dernier avec un capital initial de 1,8 milliard de dollars destiné à des projets à l'étranger, envisage d'acquérir tout ou partie des 37%" de parts détenues par la famille industrielle Duval, premier actionnaire du groupe, selon le FT, qui s'appuie sur deux sources proches du dossier.
Le quotidien financier, qui rappelle que l'État français est le deuxième actionnaire d'Eramet, souligne qu'un partenariat avec Orion CMC "constituerait une nouvelle étape dans la volonté des pays alliés de nouer des partenariats sur les chaînes d'approvisionnement en minéraux, afin de contrer la domination de la Chine sur les métaux clés, notamment le lithium et les terres rares".
Contactés par l'AFP, Eramet n'a pas souhaité faire de commentaires, et Orion CMC n'avait pas réagi dans l'immédiat.
Ces informations font progresser le titre Eramet qui gagne 8,9% vers 13h10 ce vendredi 12 juin à la Bourse de Paris.
Un bilan précaire
Les actionnaires d'Eramet, au premier rang desquels l’État français et la famille Duval, l'ont autorisé fin mai à lancer une augmentation de capital de 500 millions d'euros pour améliorer sa situation financière, après une année 2025 très difficile, marquée par une perte nette de 477 millions d'euros, sur fond de fort endettement.
L'entreprise a fait face début 2026 à des secousses managériales, avec le départ d'un directeur général fraîchement recruté, Paulo Castellari, puis la "dispense" d'activité du directeur financier, remplacé fin mai par un proche de la Présidente directrice générale Christel Bories, son ancien directeur de cabinet, Simon Enochsberg.
Dans ce contexte, Christel Bories, qui avait dirigé l'entreprise pendant une dizaine d'années avant de ne conserver que la présidence du conseil d'administration, a repris la direction générale de manière intérimaire.
De son côté, en février, Orion CMC s'est engagé avec le groupe minier anglo-suisse Glencore dans un protocole d'entente non contraignant. Il prévoit une potentielle prise de participation par Orion CMC de 40% dans les actifs miniers de Glencore en République démocratique du Congo (RDC), qui englobent ses filiales Mutanda Mining et Kamoto Copper Company (KCC), spécialisées dans le cuivre et le cobalt.
(Avec AFP)
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