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Edf : L'etat souhaite qu'edf porte sa part dans areva à 5 ou 6%

lundi 27 septembre 2010 à 18h45
L'etat souhaite qu'edf porte sa part dans areva à 5 ou 6%

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - L'Etat souhaite qu'EDF porte à quelque 5% à 6% sa part dans le capital d'Areva à l'occasion du projet d'alliance stratégique entre les deux groupes visant à renforcer la filière nucléaire française, a-t-on déclaré lundi à Reuters de source gouvernementale.

A la suite du rapport Roussely sur le nucléaire français, l'Elysée a demandé à EDF de jouer un rôle central dans cette réorganisation. Les acteurs français du nucléaire, désorganisés et divisés par des tensions entre les dirigeants d'EDF et d'Areva, avaient en effet essuyé un revers cinglant fin 2009 en laissant échapper un énorme contrat aux Emirats arabes unis.

La montée, limitée, d'EDF dans Areva est censée s'intégrer dans le cadre d'une augmentation de capital du groupe nucléaire public, à hauteur d'un maximum de 15%, qui doit normalement être mise en oeuvre avant la fin 2010 pour financer les investissements nécessaires à son développement.

"L'idée est qu'EDF monte au capital d'Areva dans le cadre général d'une ouverture du capital d'Areva aux alentours de 15%", a déclaré cette source gouvernementale à Reuters.

Dans ce cadre, la part de l'électricien dans le capital du groupe nucléaire passerait de 2,4% à 5-6%, ajoute-t-on de même source, corrigeant ainsi des informations de presse selon lesquelles EDF prendrait à lui seul 15% d'Areva.

Par ailleurs, selon le quotidien Le Figaro, Henri Proglio, PDG d'EDF, et Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, se sont rencontrés récemment pour discuter du dossier et ont donné leur feu vert à la mise sur pied de six groupes de travail dédiés.

DES RÉTICENCES D'ALSTOM

"Le signal de départ a été donné pendant la première quinzaine de septembre, avec une rencontre entre Henri Proglio et Anne Lauvergeon. Depuis, six groupes de travail ont été constitués avec, d'ores et déjà, de nombreux échanges", écrit le journal.

Selon Le Figaro, les groupes de travail portent sur le "cycle du combustible", les "services aux réacteurs", le "retour d'expérience sur les projets de réacteurs", "l'élargissement de la gamme des réacteurs", "l'organisation des offres de réacteurs à l'international" et "le capital d'Areva".

"Dans l'entourage du groupe nucléaire, même si aucune voix ne s'est élevée officiellement contre le scénario d'une entrée d'EDF, on se demande comment les autres électriciens clients d'Areva pourront accepter de voir EDF au conseil d'administration", poursuit Le Figaro.

Une porte-parole d'Areva a rappelé cependant que la montée d'EDF dans le capital du groupe n'était qu'une possibilité envisagée par le rapport Roussely.

Une part d'EDF limitée à 6%-7% permettrait toutefois d'accueillir d'autres investisseurs. Des fonds souverains du Qatar et du Koweït, ainsi que le groupe japonais Mitsubishi Heavy Industries ont été pressentis pour participer au tour de table.

Selon La Tribune, Patrick Kron, le PDG d'Alstom, serait toutefois opposé à une entrée de son concurrent japonais dans Areva.

Selon le même quotidien, la redéfinition du périmètre d'Areva pourrait également être l'occasion de relancer l'idée d'un pôle minier français qui rassemblerait les actifs d'Areva dans les mines avec ceux d'Eramet.

EDF RÉEXAMINE LES USA

Ainsi placé au coeur de la filière française, EDF a engagé une réflexion stratégique sur ses activités internationales, en particulier aux Etats-Unis.

EDF a ainsi engagé la banque d'investissement Lazard pour le conseiller sur l'avenir de ses activités américaines.

EDF est en conflit avec son associé américain Constellation Energy Group, qui dispose jusqu'à fin décembre d'une option de vente au groupe français de deux milliards de dollars d'actifs.

Selon des sources proches du dossier, EDF pourrait ainsi opter soit pour la vente de sa participation dans la division nucléaire de Constellation soit dissoudre UniStar, le partenariat que les deux groupes ont formé pour développer des réacteurs de nouvelle génération aux Etats-Unis.

EDF a passé en 2008 un accord pour acheter 49,9% de la division nucléaire de Constellation pour 4,5 milliards de dollars. A cette époque, le groupe américain éprouvait de graves difficultés de liquidité en raison de la crise financière.

Le titre EDF a clôturé lundi en hausse de 0,28% à 31,78 euros tandis que le certificat d'investissement Areva a progressé de 0,61% à 323,10 euros.

EDF et l'Elysée se sont refusés à tout commentaire sur ces informations.

Avec la contribution du service économique et du service informations générales, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2010 Thomson Reuters

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