LONDRES (Reuters) - BP annonce une chute de 53% de son bénéfice du deuxième trimestre, sous le coup à la fois de la baisse des cours du brut et du recul des marges de raffinage.
Le groupe pétrolier britannique, première des grandes "majors" occidentales à publier ses comptes trimestriels, a également annoncé une augmentation de 50% de son programme de réduction de coûts 2009, le portant à trois milliards de dollars.
Vers 10h45 GMT, le titre BP reculait de 1,47% à 511,35 pence alors que l'indice regroupant les valeurs pétrolières européennes perdait 0,52%.
"Nous allons continuer à nous efforcer de rendre le groupe toujours plus efficace et à nous assurer que chaque dollar est bien utilisé", déclare Tony Hayward, directeur général de BP, cité dans un communiqué.
Le groupe a précisé qu'il avait réalisé dès le premier semestre son objectif initial de deux milliards de dollars de réduction de coûts fixé pour 2009.
Les compagnies pétrolières doivent s'ajuster à la baisse des cours du brut, passés d'un record de plus de 147 dollars le baril en juillet 2008 à environ 70 dollars aujourd'hui, en diminuant fortement les coûts d'exploration, de production et de raffinage, qui ont doublé depuis 2004.
BP a précisé que le bénéfice net ajusté s'était établi à 3,14 milliards de dollars sur la période. Hors éléments exceptionnels, il ressort à 2,94 milliards, là où huit analystes interrogés par Reuters avaient anticipé 2,81 milliards.
Le groupe a souligné que sa production d'hydrocarbures avait augmenté de 4% sur le deuxième trimestre 2009 par rapport à il y a un an, à 4,0 millions de baril équivalent pétrole par jour.
En plus de BP, les quatre autres "Supermajors" sont les européens Shell et Total et les américains ExxonMobil et Chevron.
Tony Hayward s'est montré prudent pour le court terme, soulignant qu'il n'y avait "guère de signes de reprise de la demande" et notant que la "reprise allait être longue à venir".
Tom Bergin, version française Benoit Van Overstraeten
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