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BOURBON

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Bourbon : Un accord avec ses créanciers permet à Bourbon de stopper l'hémorragie

jeudi 3 janvier 2019 à 10h20
Le PDG du groupe, Jacques de Chateauvieux

(BFM Bourse) - Le groupe Bourbon, spécialiste des services maritimes à l'offshore pétrolier et gazier, a annoncé jeudi avant-Bourse avoir renouvelé un avenant sur sa dette avec ses crédit-bailleurs, l'autorisant ainsi à suspendre l'exigibilité de ses loyers et de sa dette. En Bourse, la valeur parapétrolière stoppe l'hémorragie.

En hausse de 1,95% à 3,4 euros vers 9h15, le titre Bourbon évolue à rebours d'un marché baissier (-1% pour le CAC à l'ouverture). Surtout, l'action du spécialiste des services maritimes à l'industrie pétrolière, cotée sur l'Euronext, met un terme à sept séances consécutives de baisse qui ont ramené son cours à son plus bas depuis le transfert du titre sur le marché réglementé en 2006 après avoir perdu près de 20% lors du dernier mois.

Bourbon a donc publié jeudi matin avant-Bourse un communiqué de presse succinct pour annoncer le renouvellement du "waiver" général avec ses crédit-bailleurs et créanciers "représentant l'essentiel de la dette du groupe". Un waiver est un avenant qui renégocie les conditions négociées initialement par un emprunteur avec ses créanciers. Dans le cas de Bourbon, celui-ci autorise le groupe à suspendre l'exigibilité de ses loyers et de sa dette. Cette dispense permet à Bourbon de "rester focalisé sur ses priorités opérationnelles" tout en poursuivant, dans un cadre sécurisé, "la recherche de toute solution de nature à mettre sa dette en adéquation avec ses performances" ajoute le groupe dans son communiqué. Le groupe "reste confiant dans sa capacité à parvenir à une telle solution, dans un cadre amiable".

Différer le remboursement de ses loyers

Pour rappel, la dette du groupe parapétrolier qui opère une flotte de plus de 500 navires a atteint plus de 1,3 milliard d'euros en 2017 pour un chiffre d'affaires de 860 millions d'euros.

En novembre dernier, le groupe avait annoncé n'avoir pas pu respecter certaines clauses de contrats de prêts bancaires et avoir obtenu du tribunal de commerce de Marseille l'ouverture de procédures de conciliation au profit de ses 22 filiales, en l'absence de confirmation du renouvellement de la dispense. Le groupe avait initialement obtenu en juillet cette dispense lui permettant de différer le remboursement de ses loyers et le service de sa dette.

Rebond à venir des cours de l'or noir

Les ennuis - et la politique de désendettement - du groupe ont commencé en 2014, année de l'effondrement des cours du brut (le baril de Brent avait chuté de 115 dollars en juin 2014 à 47 dollars mi-janvier 2018), ce qui avait forcé les compagnies pétrolières à tailler dans leurs dépenses et, Bourbon, à céder certains navires de sa flotte. En 2018, le groupe fondé par Jacques de Chateauvieux a de nouveau subi la chute des cours de l'or noir, les producteurs se montrant réticents à investir dans l'offshore avec un baril bien ancré sous les 60 dollars.

Résultat, le groupe mène depuis des mois des discussions quant au refinancement de sa dette. Début novembre, Bourbon indiquait en marge de l'ouverture des procédures de conciliation pour plusieurs de ses filiales que la recherche de nouveaux partenaires financiers "progressait diligemment", sans fournir plus de précisions. Puis, il y a deux semaines, l'hebdomadaire Challenges rapportait que trois fonds américains seraient prêts à en prendre le contrôle, en injectant 200 millions d'euros au capital du sous-traitant de l'industrie pétrolière et gazière en difficultés

À noter que si Bourbon a de nouveau subi la dégringolade des cours de l'or noir lors des derniers mois, il pourra peut-être compter sur un rebond de ces derniers dans les mois à venir. De fait, selon des données compilées par l'agence Bloomberg et publiées mercredi, l'Arabie saoudite a sensiblement réduit ses exportations en décembre, d'environ 500.000 barils par jour, avec notamment des volumes moins élevés en direction des Etats-Unis et de la Chine. Signe que le royaume est disposé à faire des efforts pour réduire l'offre d'or noir sur le marché mondial. Une nouvelle qui profitait déjà, mercredi, aux valeurs américaines du secteur de l'énergie au sein d'un sous-indice du S&P 500 qui prenait plus de 2%.

Selon le dernier sondage publié par Reuters, le consensus donne le Brent à 69,13 dollars le baril en moyenne en 2019, contre 71,76 dollars en 2018. Celui-ci se négocie, vers 10h, à 54,4 dollars sur l'Intercontinal Exchange de Londres, le consensus correspond donc à une prime de 27% par rapport au cours actuel.

Quentin Soubranne - ©2019 BFM Bourse
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