PARIS (Reuters) - Le P-DG de Boeing, Jim McNerney, ne voit pas la situation économique mondiale empirer mais n'entrevoit pas non plus d'amélioration significative.
"Je ne vois pas la situation économique empirer encore, mais je ne la vois pas s'améliorer significativement non plus. Et je ne sais pas quand la crise va se terminer", déclare-t-il dans le Journal du Dimanche, à la veille de l'ouverture du 48e salon aéronautique du Bourget, près de Paris.
"Nous sommes bloqués dans cette conjoncture très mauvaise, même si elle reste encore une fois gérable", ajoute-t-il dans cet entretien accordé à plusieurs journalistes de la presse européenne.
Si la crise continuait en 2011 et 2012, "ce serait un challenge pour nous tous", a-t-il estimé.
Après trois années fastes, les ventes d'avions ralentissent significativement, au point de coûter neuf milliards de dollars aux compagnies aériennes en 2009, selon des prévisions de l'IATA, la principale fédération des compagnies aériennes.
Une contexte qui n'empêche Jim McNerney d'espérer de nouvelles commandes de son nouveau 787 Dreamliner avant la fin de l'année si les essais sont bons et si la situation économique s'améliore. Pour l'instant, 56 clients ont commandé 866 appareils de ce type pour un total d'environ 140 milliards de dollars.
A la question de savoir si le vol inaugural du 787 Dreamliner pourrait avoir lieu durant le salon du Bourget, Jim McNerney est resté évasif.
"Je ne peux pas vous prédire le jour exact, mais nous sommes en ligne avec notre objectif d'un premier vol d'ici à la fin du mois", dit-il.
Interrogé par ailleurs sur le crash de l'Airbus A330 d'Air France qui effectuait la liaison Rio-Paris le 1er juin, qui a fait 228 morts, Jim McNerney refuse de mettre en cause l'appareil.
"Les causes de l'accident sont inconnues et je ne pense pas qu'il y ait un lien quelconque avec un grave défaut de l'appareil. L'A330 est un appareil fiable et éprouvé", dit-il.
Les équipes brésiliennes et françaises poursuivent les opérations de recherches pour récupérer des corps et des débris du vol AF447. La zone de recherches est située à environ 1.000 km des côtes nord du Brésil.
Elizabeth Pineau, édité par Pierre Sérisier
Copyright (C) 2007-2009 Reuters
Recevez toutes les infos sur BOEING COMPANY en temps réel :
Par « push » sur votre mobile grâce à l’application BFM Bourse
Par email