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Bnp paribas act.a : S&p craint une "ruée des dépôts" en cas de sortie de la grèce de l'ue

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(Tradingsat.com) - Standard & Poor's estime à au moins 30% le risque d'une sortie de la Grèce de la zone euro. Si ce scénario se réalise, l'agence de notation pense que l'impact sur la qualité de crédit des emprunteurs grecs, celle du souverain comprise, "serait clairement négatif".

"L'adoption d'une nouvelle monnaie pourrait s'avérer très coûteuse pour la Grèce, et ne résoudrait pas durablement les problèmes fondamentaux que réflètent son manque de compétitivité et les grands déséquilibres de ses comptes. La seule perspective d'une sortie grecque de l'euro risquerait de déclencher une ruée sur les dépôts.

L'introduction d'une nouvelle monnaie entraînerait probablement une vague de faillites personnelles et d'entreprises, et l'interruption du service de la dette de l'Etat. En d'autres termes, un scénario de sortie de l'euro est susceptible de favoriser la contraction économique et l'austérité budgétaire que le rejet du programme d'ajustement espèrerait éviter", ajoute S&P.

L'impact d'une éviction du pays de l'UE serait en revanche moins net sur les Etats "périphériques", qui ne verraient pas forcément leurs notes abaissées de façon automatique.

"Une sortie de la Grèce inciterait probablement les autres pays sous programme à poursuivre les réformes structurelles. Nous considérons également que l'UE et le FMI interviendraient de façon à éviter toute autre sortie de la zone, sans garantie de résultat toutefois.

Cependant, une sortie de la Grèce signalerait également, de manière très négative, que l'appartenance à la zone euro est réversible. En l'absence d'une réponse forte des autorités politiques et monétaires de la zone euro, les sorties de capitaux pourraient s'accélérer à la périphérie et conduire à un nouvel accroissement des coût d'emprunts des Etats et des banques, au détriment des perspectives économiques.

La rapidité et la vigueur de la réponse des Etats membres sont moins prévisibles. L'absence de réponse permettant d'endiguer la contagion à d'autres Etats (ce que nous ne prévoyons pas pour l'heure) pourrait entraîner des pressions à la baisse sur leur notation", poursuit l'agence.

L'Eurosystème affiche une exposition à la Grèce dépassant les 200 milliards d'euros, estime S&P. C'est légèrement plus de 2% du PIB de la zone euro, et plus du quart des emprunts bruts de la zone euro estimés pour 2012. Les pertes subies par la BCE devraient être partagées par les banques centrales des pays membres.

Des pertes importantes liées à l'exposition à la Grèce pourraient cependant déclencher des dépréciations significatives. Une érosion significative du capital de la BCE, et sa reconstitution par les Etats membres, pourrait être perçues comme affaiblissant la crédibilité et l'indépendance de la BCE.

Un réapprovisionnement des fonds propres de la BCE sur une longue période pourrait avoir un effet négatif sur les résultats budgétaires des pays de la zone euro.

Enfin, S&P estime que le coût direct d'une perte totale pour les Etats de la zone euro serait modéré, à un peu plus de 0,5% du PIB de chacun.


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