(BFM Bourse) - BNP Paribas, la banque française la plus exposée à l'Italie est sans surprise celle qui réagit le plus mal ce matin à la dégradation de la note italienne par Standard & Poor's.
La banque de la rue d'Antin affiche une exposition de 35 milliards d'euros à la date dette souveraine de l'Italie. Elle voit son cours de bourse reculer de 2,4%, à 26 euros, sous-performant Crédit Agricole (stable à 4,87 euros), Natixis (-0,9%) et même Société Générale (-2,1%).
Alors que l'on attendait une dégradation de la note de l'Italie par Moody's dès vendredi, le mauvais coup est finalement venu de Standard & Poor's aujourd'hui. L'Italie, troisième économie de la zone euro, a vu sa notation abaissée d'un cran de « A+ » à « A » à long terme et de « A- 1+ » à « A » à court terme.
Parallèlement ce matin, sur l'antenne de RTL, Michel Pébereau, le président du conseil d'administration de la banque, a expliqué que son établissement n'avait ni besoin d'aides, « quelles qu'elles soient » ni d'être recapitalisé.
Le dirigeant a par ailleurs indiqué ne rien savoir de l'information du Financial Times selon laquelle le conglomérat allemand Siemens aurait retiré 500 millions d'euros d'une banque française pour les transférer à la Banque centrale européenne. Une source du journal affirmerait toutefois que BNP Paribas ne serait pas la banque en question.
Recevez toutes les infos sur BNP PARIBAS ACT.A en temps réel :
Par « push » sur votre mobile grâce à l’application BFM Bourse
Par email