(BFM Bourse) - La tentative de rebond des valeurs bancaires mardi matin a fait long feu. Après une ouverture en forte hausse, le secteur a rapidement rebasculé dans le rouge. Et la chute s'accélère à présent, dans le prolongement des séances noires de vendredi et lundi. Peu après 10 heures, BNP Paribas dévissait ainsi de plus de 10% à 23,4 euros, suivie par Société Générale (-7% à 14,5 euros), Crédit Agricole (-5% à 4,59 euros) et Natixis (-2,4% à 2,2 euros).
On observe encore une fois une forte corrélation entre la nouvelle panique sur les banques et les rendements des emprunts d'Etat des pays européens les plus fragiles. Tandis que le taux grec à 1 an flambe ce matin à 110% ( !), signe que le marché anticipe un défaut imminent, les taux italiens à 10 ans grimpent à plus de 5,7%. L'occasion de rappeler que BNP Paribas est la banque française la plus exposée à l'Italie.
Les informations du Financial Times selon lesquelles l'Italie a demandé à la Chine de pratiquer des achats importants de sa dette, n'ont pas rassuré longtemps. D'après les informations du journal, le président du fonds d'investissement chinois CIC s'est rendu à Rome la semaine dernière, tandis qu'une délégation italienne se trouvait à Pékin deux semaines auparavant. Mais il n'y a rien de concret pour le moment, et d'aucuns se souviennent sûrement que la Chine n'a jamais racheté de dette grecque alors que Pékin s'était pourtant engagée l'an dernier à soutenir la Grèce sur les marchés d'obligations.
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