(BFM Bourse) - Tirées cette semaine par la perspective d'une recapitalisation de tout le secteur à l'échelle européenne, les valeurs bancaires ont échoué à poursuivre leur remontée vendredi. Suite à une dernière heure de cotation difficile, BNP Paribas (-1,5% à 31,6 euros), Crédit Agricole (-1,5% à 5,36 euros) Société Générale (-0,9% à 20,5 euros) et Natixis (-3,7% à 2,42 euros) ont en effet terminé la séance en territoire négatif.
La faute à des dissensions visiblement apparues entre Français et Allemands sur le rôle du Fonds Européen de Stabilité Financière, à deux jours d'une rencontre prévue dimanche à Berlin entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, à l'occasion de laquelle la question d'une recapitalisation éventuelle des banques devrait être abordée.
Selon une source allemande citée par l'agence Reuters, l'Allemagne est déterminée à ce que l'appel au FESF ne se fasse qu'en dernier ressort, uniquement dans le cas où les banques ont échoué à se recapitaliser sur les marché et si leur pays d'origine n'est pas en mesure de les renflouer. Alors que la France, probablement pour préserver sa notation triple A, souhaitait que l'argent du fonds d'urgence européen soit disponible pour tous les établissements financiers en manque de capitaux.
Une divergence que le ministère français de l'Economie et des Finances a toutefois rapidement démenti, Bercy affirmant que « [sa] position n'est pas différente de celle des Allemands ». La France serait donc elle aussi favorable à ce que les banques trouvent d'abord elles-mêmes de nouvelles ressources, avant de faire éventuellement appel à des investisseurs privés extérieurs, une injection de capitaux publics n'étant ensuite envisageable qu'en dernier ressort.
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