(Zonebourse.com) - Les ventes de brut de DNO doublent presque au Kurdistan, tandis qu'ASML rassure sur la demande liée à l'IA. A l'inverse, Softcat sanctionne des perspectives prudentes, et SEB paie cher un durcissement de son régulateur.
Actions en hausse
DNO ( 7,6%) : le producteur pétrolier norvégien s'envole après ses chiffres de production trimestriels. Ses ventes de brut au Kurdistan irakien ont presque doublé sur un an, à 28 058 barils équivalent pétrole par jour, après une reprise des opérations fin juin. Le groupe profite aussi de prix réalisés en nette hausse en mer du Nord, à 99,6 dollars le baril contre 72 dollars un an plus tôt.
CTP ( 6,0%) : le promoteur néerlandais de parcs logistiques progresse après le lancement d'un programme de rachat d'actions pouvant atteindre 100 millions d'euros. Le groupe a par ailleurs inauguré son premier parc sous sa marque en Italie, où il prévoit d'investir un milliard d'euros sur cinq ans.
Avio ( 5,8%) : l'équipementier italien de la propulsion spatiale grimpe après un accord de coopération avec Lockheed Martin. Les deux groupes vont produire des moteurs-fusées à propergol solide dans l'usine américaine d'Avio en Virginie, pour accélérer la fabrication de lance-roquettes guidés et de missiles de précision.
Lonza ( 2,2%) : le sous-traitant pharmaceutique suisse progresse après avoir relevé son objectif de marge à moyen terme lors de sa journée investisseurs. Le groupe vise désormais le haut de la fourchette de 30 à 40%, soit une progression de 400 à 500 points de base, et confirme ses prévisions pour 2026. Jefferies et Stifel restent à l'achat, ce dernier relevant toutefois que l'horizon de ces objectifs n'est pas précisé.
ASML ( 1,9%) : le fabricant néerlandais de machines de lithographie progresse après des résultats trimestriels solides. Sa marge brute atteint 57,5%, au-dessus de sa propre fourchette cible, et le groupe resserre ses objectifs annuels à la hausse. Surtout, son directeur général prévient que l'offre prévue pour 2027 et 2028 ne suffira pas à satisfaire la demande, certains clients évoquant déjà des commandes pour 2029 et 2030. ING maintient sa recommandation à l'achat avec un objectif de cours de 2 000 euros.
Actions en baisse
Softcat (-6,9%) : le revendeur britannique de solutions informatiques recule malgré des résultats annuels supérieurs aux attentes. Son bénéfice avant impôts progresse de 14% et son chiffre d'affaires de 35%, porté par la demande liée à l'IA et par les tensions sur les puces mémoire. Le groupe n'anticipe toutefois qu'une croissance à un chiffre élevée de son résultat opérationnel en 2027, et renonce au dividende exceptionnel versé l'an dernier. Le titre gagne encore plus de 40% sur six mois.
SEB (-5,2%) : la banque suédoise décroche après une décision du régulateur financier national. La Finansinspektionen a relevé d'environ 10 milliards de couronnes suédoises son exigence de fonds propres de catégorie 1, après avoir identifié des déficiences dans ses modèles internes de risque de crédit plus importantes que connues jusqu'ici. L'exigence supplémentaire cumulée atteint ainsi 20 milliards de couronnes, et la banque chiffre à 120 points de base l'impact sur son coussin de fonds propres. La situation durera jusqu'à la validation de nouveaux modèles, que SEB ne soumettra pas avant le troisième trimestre 2027.
Ørsted (-3,2%) : le groupe énergétique danois recule après un nouvel assaut de l'administration américaine contre son parc éolien offshore Revolution Wind. Le ministère de la Justice demande à un tribunal fédéral de renvoyer une autorisation clé au ministère de l'Intérieur pour réexamen, alors que le parc produit déjà de l'électricité depuis mars.
Airtel Africa (-2,6%) : l'opérateur télécoms africain coté à Londres recule alors que sa filiale de paiement Airtel Money fait ses véritables débuts en Bourse. Désormais ouverte à tous les investisseurs, l'action s'échange 7,5% sous son prix d'introduction de 196 pence, pour une capitalisation de 4,9 milliards de livres, loin des 8 à 9 milliards de dollars initialement espérés. Airtel Africa, qui en détient environ 78%, voit sa participation se déprécier d'autant.
Hennes & Mauritz (-2,7%) : le géant suédois de la mode à bas prix recule alors que son site de vente en ligne est inaccessible. Le groupe évoque une opération de maintenance, mais des informations faisaient état ces derniers jours d'une possible cyberattaque, que la société démentait alors.
Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.
Recevez toutes les infos sur ASML HOLDING en temps réel :
Par « push » sur votre mobile grâce à l’application BFM Bourse
Par email