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Alstom : GE transfère 400 emplois en France faute de garanties à l'export

GE va transférer 400 emplois américains en FranceGE va transférer 400 emplois américains en France

WASHINGTON (Reuters) - General Electric a annoncé mardi le transfert de 500 postes de ses activités de production de turbines électriques des Etats-Unis vers l'Europe et la Chine, dont 400 en France.

Le conglomérat américain explique cette décision par le fait qu'il n'a plus accès aux garanties à l'export que lui assuraient l'Export-Import Bank américaine depuis que le Congrès a fermé celle-ci en juin.

Il précise que la Coface, l'agence française de financement à l'export, a accepté d'apporter son soutien à certains projets du groupe via une nouvelle ligne de crédit en échange du transfert sur le site français de Belfort d'activités de production représentant 400 emplois.

Une porte-parole de GE a expliqué que ces 400 postes s'ajouteraient au millier d'emplois que le groupe s'est engagé à créer en France après le rachat de la branche énergie d'Alstom, une promesse faite dans le cadre des discussions avec les autorités françaises. L'opération a obtenu la semaine dernière le feu vert définitif de la Commission européenne.

Les annonces de mardi portent également sur cent postes appelés à être délocalisés des Etats-Unis vers la Hongrie et la Chine.

GE explique qu'il est candidat à des projets internationaux dans l'énergie représentant un total de 11 milliards de dollars (9,7 milliards d'euros) et nécessitant des financements par des agences de crédit à l'export.

Les sites américains touchés par les délocalisations sont situés en Caroline du Sud, dans l'Etat de New York, au Texas et dans le Maine, mais aucun d'eux ne fermera, a précisé une porte-parole de GE.

John Rice, vice-président du groupe, a déclaré à Reuters que GE annoncerait bientôt des accords avec d'autres organismes de crédit à l'export, des institutions qui assurent les entreprises exportatrices contre le risque de défaut de leurs clients étrangers.

BOEING AUSSI ENVISAGE DES DÉLOCALISATIONS

"Si l'ExIm Bank était ouverte, tout se passerait comme d'habitude", a dit John Rice lors d'un entretien téléphonique.

Il a ajouté qu'au vu des tensions au Congrès sur ce dossier, General Electric ne pouvait pas se permettre d'attendre et que ses grands projets industriels nécessitaient des arrangements financiers de long terme.

"Si l'ExIm n'existe plus ou si sa réouverture nécessite une longue bataille, nous devons trouver d'autres solutions", a-t-il dit.

L'aile la plus conservatrice de la majorité républicaine du Congrès américain assimile les services rendus par l'ExIm Bank (créée en 1934 sous la présidence de Franklin Roosevelt) à de l'"assistanat d'entreprise" et à du "capitalisme de copinage", ce qui l'a conduite en juin à refuser de renouveler son autorisation de fonctionnement.

Les partisans de l'ExIm Bank ne sont jusqu'à présent pas parvenus à obtenir le renouvellement de cette licence mais ils pourraient repartir à la charge pendant la session d'automne du Congrès.

Pour General Electric, les transferts d'emplois annoncés mardi "renforcent la nécessité pour le Congrès d'autoriser de nouveau rapidement l'U.S. Export-Import Bank".

Un autre géant de l'industrie américaine, l'avionneur Boeing, a lui aussi déclaré envisager de délocaliser certaines activités de production hors des Etats-Unis en raison des incertitudes sur l'avenir de l'ExIm Bank.

(David Lawder et Lewis Krauskopf; Marc Angrand pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

Copyright © 2015 Thomson Reuters


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