(Zonebourse.com) - AkzoNobel est victime de lourds dégagements à Amsterdam (-6,67%, à 47,73 euros) après une note détaillée de Barclays.
La banque britannique voit une pression à court terme sur les marges en raison de la lenteur de la répercussion des coûts avec un décalage temporel entre l'inflation des intrants et le redressement des prix de vente. Contrairement aux pairs situés plus en amont qui augmentent leurs prix presque immédiatement,
AkzoNobel est plus exposé à une dilution de ses marges sur le court terme tant que les prix du pétrole ne baissent pas.
A plus long terme, les analystes estiment que le groupe va être confronté à des défis liés à la fusion avec Axalta et à l'endettement. Il y a notamment un pic de financement et la société dédiée aux peintures et aux revêtements a déjà refinancé une obligation de 500 millions d'euros, à échéance avril 2026, à un coût nettement plus élevé (environ 4 à 4,6%, contre 1,125% initialement). Barclays s'inquiète également d'un risque lié à la fusion avec Axaltaz, la structure du capital commence à s'organiser avant même l'approbation formelle des actionnaires.
Dans le détail, la banque britannique relève que le pétrole et ses dérivés représentent environ 25% des coûts totaux de production de peinture. AkzoNobel subit un décalage d'environ 6 mois dans la répercussion des coûts en raison de structures contractuelles indexées sur des indices rétrospectifs. De plus, contrairement à certains de ses concurrents, le groupe ne possède pas ses propres magasins et dépend davantage de distributeurs tiers, ce qui limite sa capacité à imposer des hausses de prix unilatérales et rapides.
En parallèle, Barclays estime que la société dispose d'une exposition élevée à l'Asie, qui accroît sa sensibilité à l'inflation des matières premières. Le pouvoir de fixation des prix est limité en Chine où la discipline de prix est structurellement plus faible et la clientèle plus volatile.
Les points à surveiller qui viendraient contredire ces hypothèses sont principalement : le rachat de positions à découvert en cas de nouvelles positives sur la fusion, et la baisse du pétrole avec une désescalade rapide au Moyen-Orient.
Partant, Barclays a abaissé ses prévisions d'Ebitda pour l'exercice en cours à 1,407 milliard d'euros, soit environ 4,3% en dessous du consensus et de l'objectif de la direction.
La recommandation des analystes passe de surpondérer à pondération en ligne et l'objectif de cours a été réduit de 69 à 47 euros.
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