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Airbus group : Un relèvement du prix de l'a400m peut-être inévitable

mercredi 25 novembre 2009 à 16h31
Un relèvement du prix de l'a400m peut-être inévitable

par Tim Hepher

PARIS (Reuters) - Il faudra peut-être relever le prix de l'A400M et assouplir son calendrier de livraisons pour sauver le programme de l'avion de transport militaire européen, qui a pris près de quatre ans de retard et s'est englué dans les dépassements de coûts.

Airbus Military, la division d'EADS chargée du projet, espère obtenir des concessions sur le plus gros contrat de défense européen jamais signé. Le constructeur estime qu'il serait confronté à un montant de pertes ingérables s'il livrait les 180 appareils dans les conditions définies à l'origine.

Alors que plusieurs milliers d'emplois sont en jeu, les observateurs soulignent que le tissu industriel de l'Europe pourrait être affecté si le programme A400M n'était pas mené à son terme. Un échec remettrait par ailleurs en question l'émergence d'une défense commune sur le Vieux Continent.

Pour l'heure, EADS et ses fournisseurs se préparent à subir des milliards d'euros de charges et de pénalités au cas où le plan de sauvetage de l'A400M échouerait. Les américains Boeing et Lockheed Martin sont en embuscade et se tiennent prêts à augmenter les livraisons de leurs propres appareils de transport.

Les sept pays de l'Otan qui ont commandé des A400M - Royaume-Uni, France, Allemagne, Espagne, Belgique, Luxembourg et Turquie - doivent en principe se mettre d'accord sur un nouveau cadre contractuel d'ici à la fin de l'année.

Une hausse des prix sans aucune charge immédiate pour les contribuables est la solution la plus acceptable qui semble se dessiner pour solder une année d'impasse.

Si elle est approuvée, elle pourrait permettre d'étirer la période de livraison des 180 appareils.

La Grande-Bretagne, après avoir menacé de se retirer, a dit qu'elle restait engagée dans le programme. La France et l'Espagne soutiennent sa poursuite.

Quant au nouveau gouvernement allemand, il a prévenu qu'il n'était pas prêt à céder du terrain sur les coûts et qu'un accord était loin d'être certain.

Une alternative semble cependant improbable. "Il n'y a pas de plan B. Le plan B, c'est l'annulation", a confié cette semaine une source proche du dossier.

Deux éléments vont sans doute conditionner l'avenir du dossier: un succès du premier vol de l'A400M, prévu d'ici la fin de l'année, et des conclusions favorables de l'audit que le cabinet PriceWaterHouseCoopers va réaliser sur les coûts de l'appareil.

ÉVITER DES ANNULATIONS DE COMMANDES

Selon un scénario reposant sur une hausse de 25% du prix unitaire, la livraison de 40 appareils serait ainsi repoussée sans qu'une nouvelle date soit fixée. La question du financement de leur construction serait reportée à l'horizon 2020.

"La dure réalité, c'est que la seule façon de sauver le programme A400M passe par une augmentation du prix par appareil", estime Richard Aboulafia, du cabinet spécialisé Teal Group.

Pour les investisseurs, cette solution permettrait de lever la menace de lourdes pénalités qui pèse sur EADS en raison des retards accumulés par le programme.

Lors du salon aéronautique de Dubaï la semaine dernière, le général Jean-Paul Palomeros, chef d'état-major de l'armée de l'air française, avait déclaré à Reuters qu'une réalisation du contrat par tranches aurait du sens pour diminuer les coûts de production.

De sources proches du dossier, on déclarait en outre le mois dernier que l'idée d'un assouplissement du calendrier des livraisons faisait son chemin afin d'éviter des annulations de commandes.

Si le scénario d'une hausse de 25% du prix unitaire de l'A400M était appliqué de façon uniforme, la Grande-Bretagne recevrait 19 avions au lieu de 25 prévus initialement, l'Allemagne 45 (au lieu de 60), la France 38 (contre 50) et l'Espagne 20 (contre 27).

La Turquie, la Belgique et le Luxembourg, qui ont une commande groupée de 18 appareils, ne seraient sans doute pas concernés par ces réductions de livraisons.

Version française Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2009 Thomson Reuters

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