PARIS (Reuters) - Paris et Berlin se donnent six mois pour prendre une décision sur le programme de l'avion de transport militaire A400M, a déclaré jeudi Nicolas Sarkozy, à l'issue d'un entretien avec Angela Merkel.
"Nous avons parlé de l'A400M en décidant qu'il était bon qu'on se donne un petit délai de six mois pour continuer à discuter et trouver la meilleure solution possible", a dit le président français, lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande.
Ce programme de 20 milliards d'euros a pris un tel retard que son existence paraît aujourd'hui menacée.
Son sort est suspendu aux discussions engagées par les sept pays qui ont commandé l'appareil pour leurs forces armées : Allemagne, France, Belgique, Espagne, Grande-Bretagne, Luxembourg et Turquie.
Selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, Angela Merkel semble avoir pris ses distances avec les menaces de retrait de l'Allemagne, brandies par son ministère de la Défense.
"Nous avons besoin encore de discussions sur ce que l'on peut faire, quelle forme pourra prendre cet avion", a dit la chancelière allemande. "Nous sommes en plein accord : on se donne quelques mois et nous verrons ensuite quand on pourra se faire livrer un tel avion. On a besoin d'un avion de transport, de toutes façons."
Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse
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