Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

AIRBUS GROUP

AIR - NL0000235190 SRD PEA PEA-PME
113.400 € -2.00 % Temps réel Euronext Paris

Airbus group : Northrop et eads renoncent à faire une offre pour les tankers us

mercredi 2 décembre 2009 à 11h53
Northrop et eads renoncent à faire une offre pour les tankers us

par Andrea Shalal-Esa

WASHINGTON (Reuters) - Northrop Grumman a fait savoir mardi qu'il ne participerait plus à l'appel d'offres d'avions ravitailleurs pour l'US Air Force, en l'absence de toute modification sensible de certaines de ses modalités qui, pense-t-il, favorisent indûment son concurrent Boeing.

Le Pentagone a fait savoir qu'il déplorait la décision de Northrop et de son associé EADS mais a ajouté qu'il ne changerait rien au cahier des charges qui puisse donner un avantage quelconque à l'un ou l'autre des compétiteurs.

"Le département (de la Défense) a joué franc jeu", a dit le porte-parole Bryan Whitman, observant que Boeing et Northrop avaient tous deux proposé des changements qui servaient leurs intérêts respectifs.

"Le département ne peut en aucun cas modifier le cahier des charges du tanker pour avantager l'un ou l'autre des postulants", a-t-il déclaré. "Le département veut de la concurrence mais ne peut pas obliger les deux constructeurs à participer."

Bryan Whitman a précisé que les modalités définitives du cahier des charges de ce marché, évalué à présent à 50 milliards de dollars, seraient rendues publiques une fois achevé l'examen des questions et commentaires, sans doute en janvier.

Le directeur général adjoint de Northrop, Wes Bush, a fait savoir à Ashton Carter, responsable des marchés publics du Pentagone, qu'il ne soumettrait plus d'offre à moins que la Défense ne modifie complètement certaines conditions du contrat.

Dans un courrier daté du 1er décembre, Wes Bush explique que Northrop est préoccupé par le fait que le nouveau cahier des charges évoque un appareil plus petit que le modèle basé sur l'Airbus A330 présenté par lui-même et EADS, la société mère d'Airbus. Il ajoute qu'il impose en outre "un fardeau contractuel et financier sur la société qu'elle ne peut tout simplement pas accepter".

Wes Bush précise que le Pentagone a fait savoir à Northrop qu'il ne comptait pas soumettre un deuxième projet de cahier des charges et il estime que ses réponses aux questions de Northrop ne semblent pas pertinentes.

"En conséquence, j'ai le regret de vous informer qu'en l'absence de toute modification raisonnée du cahier des charges définitif, Northrop Grumman conclut qu'il ne peut soumettre d'offre au département pour le programme KC-X", explique Wes Bush.

Le Pentagone a dit qu'il regrettait cette décision, espérant voir Northrop et EADS revenir une fois le cahier des charges définitif publié.

Northrop et EADS avaient remporté ce contrat de 179 avions ravitailleurs, alors évalué à milliards, en février 2008 mais le marché avait été annulé sur plainte de Boeing.

Boeing lui-même s'était vu retirer ce contrat par le Congrès en 2004, à la suite d'un scandale impliquant des responsables de l'US Air Force.

UNE "FARCE"

Loren Thompson, analyste du Lexington Institute, observe que Boeing n'est pas lui non plus particulièrement à l'aise avec une clause qui impose un prix fixe au contrat de développement.

"Exiger un prix fixe pour quelque chose qui risque de ne pas se concrétiser avant 18 ans est tout simplement absurde", affirme-t-elle.

Des professionnels du secteur reprochent également au Pentagone d'avoir établi 373 clauses irrévocables, soit dix fois plus que lors du précédent appel d'offres, sans avoir établi la moindre hiérarchie entre ce qu'elles recouvrent.

Guy Hicks, porte-parole d'EADS, a dit que la société soutenait totalement la décision de Northrop de se retirer de la course si rien n'était changé.

Boeing, qui propose un ravitailleur basé sur son 767, dit qu'il poursuit des discussions constructives avec le Pentagone.

Le sénateur républicain Richard Shelby, qui avait lui-même critiqué les règles imposées par le Pentagone le mois dernier, estime que cet appel d'offres est une "farce". "Si l'Air Force veut réellement de la concurrence, de celle qui aboutisse au meilleur avion qui soit pour les opérations de combat, elle doit modifier le cadre actuel de fond en comble", dit Richard Shelby.

Au contraire, pour le sénateur démocrate Patty Murray, dont l'Etat de Washington abrite d'importants sites Boeing, la menace de retrait que laissent planer Northrop et Airbus est convenue.

Northrop avait pareillement menacé de se retirer du précédent appel d'offres, ce qui avait poussé des parlementaires républicains, au rang desquels John McCain, l'adversaire de Barack Obama aux dernières présidentielles, à intervenir.

Mais l'histoire risque de ne pas se répéter car les soutiens de Northrop, républicains, n'ont plus la majorité au Congrès, constate l'analyste Loren Thompson.

L'action Northrop a clôturé en hausse de 0,8% mardi et celle de Boeing a pris 2,5%.

Version française Benoît van Overstraeten et Wilfrid Exbrayat, édité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2009 Thomson Reuters

Vous suivez cette action ?

Recevez toutes les infos sur AIRBUS GROUP en temps réel :

Par « push » sur votre mobile grâce à l’application TradingSat Bourse


Par email

Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+312.10 % vs +42.19 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat