(BFM Bourse) - Louis Gallois quittera-t-il la présidence d'EADS avant la fin de l'été ? Selon La Tribune, « la rumeur court depuis le début de l'année ».
Depuis sa nomination en solo à la tête du géant européen, en août 2007, l'ancien président de la SNCF se serait fait quelques ennemis. « À son passif, le patron d'EADS, qui a une certaine liberté de ton vis-à-vis de l'Élysée, a passablement énervé à l'automne le Château en s'obstinant, dans le dossier Thales, à vouloir surenchérir sur l'offre de Dassault Aviation », indique le quotidien. Serge Dassault, un « proche de Nicolas Sarkozy », en aurait « gardé une certaine rancune ». La Tribune évoque également un désaccord avec Hervé Morin, le ministre de la Défense.
Il n'en reste pas moins qu'un départ de Louis Gallois « pourrait raviver les tensions franco-allemandes au sein d'EADS », poursuit le quotidien. En 2007, Paris et berlin se sont mis d'accord sur le fait que Louis Gallois conserverait seul la tête du groupe pendant cinq ans, avant de passer les rênes à l'allemand Tom Enders, l'actuel PDG d'Airbus, en 2012. Un départ prématuré remettrait ce scénario en question. Deux possibilités : « soit un Français finit [le] mandat jusqu'en 2012, soit Tom Enders prend la succession avant la date prévue ».
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