PARIS (Reuters) - EADS a estimé mercredi n'être toujours pas en mesure de préciser quel serait l'impact définitif du retard du programme A400M sur ses comptes alors que les négociations avec les sept pays de l'Otan à l'origine du contrat se poursuivent.
Le quotidien allemand Die Welt rapporte dans son édition à paraître jeudi que le développement de l'avion de transport militaire, estimé à quelque 20 milliards d'euros, pourrait nécessiter l'apport de cinq milliards d'euros supplémentaires.
"EADS tient expressément à mettre en garde contre toute interprétation de chiffres sortis de leur contexte, tant que les négociations avec le client, l'Occar (l'autorité paneuropéenne chargée de représenter les pays clients, ndlr) et les pays de lancement, ne seront pas terminées", a souligné le groupe d'aéronautique et de défense dans un communiqué.
Lors de la présentation de ses résultats trimestriels le 16 novembre, EADS avait souligné que "dans l'hypothèse d'un scénario de maintien du programme, lequel semble le plus probable, la provision au titre du programme A400M pour lequel 2,4 milliards d'euros ont déjà été passés en charges peut déboucher sur un large éventail de possibilités (...) et pourrait considérablement affecter dans l'avenir les comptes d'EADS".
L'action EADS a reculé de 3,8% à 12,26 euros mercredi à la Bourse de Paris et signé la plus forte baisse du CAC 40. Selon des professionnels de marché, le titre a souffert d'un nouvel accès de faiblesse du dollar contre l'euro et d'une note négative de Citi.
Matthias Blamont, édité par Jean-Michel Bélot
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