LE BOURGET, France (Reuters) - Les pays européens ont défendu le système d'octroi de prêts publics au constructeur aéronautique Airbus et ont abordé la question d'une aide à la construction de l'A350.
Les ministres des pays partenaires d'Airbus - Grande-Bretagne, France, Allemagne, Espagne - en charge de l'aérospatiale se sont rencontrés en marge du salon aéronautique du Bourget.
L'Organisation mondiale du Commerce (OMC) avait jugé les précédents prêts accordés à Airbus comme des subventions illégales car contraire aux règles du commerce international.
Mais l'instance d'appel de l'OMC avait partiellement infirmé le mois dernier un premier jugement qui estimait qu'Airbus avait reçu des subventions illégales, tout en jugeant que l'avionneur européen a bénéficié de milliards d'euros d'aide qui ont pénalisé son concurrent américain Boeing.
En dépit du plan d'austérité qui amène le gouvernement britannique à réduire drastiquement ses dépenses, le ministre aux Entreprises Mark Prisk a défendu les prêts publics accordés au constructeur.
"C'est une démarche clairement bénéfique, notamment pour le contribuable", a-t-il déclaré à la presse.
Washington n'a pas exclu de déposer une nouvelle plainte si Airbus s'appuyait sur des financements publiques pour développer l'A350.
Boeing a insisté de son côté sur le fait que tous les prêts accordés doivent se conformer aux taux du marché.
Le ministre espagnol Teresa Santero a fait savoir qu'Airbus a déjà reçu 70 millions d'euros de l'Espagne, soit un cinquième d'un montant fixé à 350 millions d'euros sur cinq ans.
Le ministre des Transports français Thierry Mariani a en revanche refusé de chiffrer l'aide française.
Victoria Bryan et Tim Hepher, Catherine Monin pour le service français
Copyright © 2011 Thomson Reuters
Recevez toutes les infos sur AIRBUS GROUP en temps réel :
Par « push » sur votre mobile grâce à l’application BFM Bourse
Par email