Bourse > Airbus group > Airbus group : Le royaume-uni craint le poids de l'etat français
AIRBUS GROUPAIRBUS GROUP AIR - NL0000235190AIR - NL0000235190
74.230 € -1.03 % Temps réel Euronext Paris
74.750 €Ouverture : -0.70 %Perf Ouverture : 74.870 €+ Haut : 73.750 €+ Bas :
75.000 €Clôture veille : 2 041 710Volume : +0.26 %Capi échangé : 57 373 M€Capi. :

Airbus group : Le royaume-uni craint le poids de l'etat français

tradingsat

(Tradingsat.com) - Londres craint que les gouvernements français et allemands ne détiennent une participation leur octroyant le statut de minorité de blocage dans le groupe qui résultera de la fusion d'EADS et de BAE Systems, révèle aujourd'hui le Financial Times.

Selon des sources proches du dossier citées par le journal, l'Etat français souhaiterait non seulement conserver son intérêt de 15% dans EADS, mais pourrait également acheter les 7,5% détenus par le groupe Lagardère. Il porterait ainsi sa participation au sein du nouveau groupe fusionné de 9 à 13,5%, après dilution. Paris aurait en outre pressé Berlin d'opter pour la même tactique, en rachetant les 15% détenus par Daimler au capital d'EADS, voire les 7,5% de parts restantes que possède le constructeur automobile allemand, précise le journal.

De la sorte, le poids respectifs des gouvernements dans la nouvelle entité s'élèverait à 18%, voire 27%, permettant à Paris et Berlin de constituer une minorité de blocage, souligne le Financial Times. Ce que le Royaume-Uni a jugé « inacceptable », selon un officiel cité par le journal.

Jack Straw, ancien ministre des affaires étrangères travailliste, estime ainsi « indispensable que le Royaume-Uni détienne une parité égale à celle des gouvernements français et allemands », à moins que les gouvernements français et allemand acceptent de détenir des parts sans droit de vote. Dans ce cas, « le problème serait tout autre ». « Nous ne parlons pas de n'importe quelle industrie […] il en va de la défense britannique même dans le monde », souligne-t-il.

La France semble jouer des coudes pour conserver son influence au sein d'EADS, mais un poids trop fort des gouvernements respectifs pourrait avoir de sérieuses conséquences commerciales pour le nouveau groupe, notamment concernant ses relations avec les Etats-Unis, un client majeur dans le domaine miliaire, qui pourrait voir d'un mauvais œil l'attribution de droits de votes à des états.

EADS s'impatiente et espère que les gouvernements expliciteront leurs positions avant fixée par, date à laquelle. Mais cette échéance pourrait bien être repoussée.

A noter que le gendarme de la Bourse britannique a fixé la date butoir du 10 Octobre, à laquelle EADS devra l'informer de l'état du projet de fusion.


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...