PARIS (Reuters) - Lagardère soutient EADS mais renoncerait à sa participation de 7,5% dans le groupe d'aérospatiale et de défense s'il ne contribuait pas positivement au groupe, déclare Arnaud Lagardère, gérant commandité du groupe.
Lors de l'assemblée générale des actionnaires, il a également confirmé ses objectifs pour 2009 malgré la conjoncture difficile, notamment pour le marché publicitaire, et a réaffirmé que son groupe ne prévoyait pas d'acquisitions importantes dans les mois à venir.
"Aujourd'hui EADS fait partie du groupe (...). On en est fiers même si cela nous a apporté des soucis", a-t-il observé. "On a une phase un peu délicate avec l'A380 et peut-être même l'A400M. Cela reste une entreprise extraordinaire, extrêmement puissante".
Arnaud Lagardère, qui siège au conseil d'administration d'EADS, représente les intérêts français réunis au sein de la Sogéade, qui détient 22,5% du capital, tout comme l'allemand Daimler.
"La vocation du groupe est aujourd'hui de défendre EADS et de jouer son rôle de co-contrôle", a-t-il ajouté tout en précisant: "Le jour où je m'apercevrai qu'EADS n'est plus un aspect positif, ne contribue plus au groupe Lagardère, eh bien on sortira. Aujourd'hui ce n'est pas le cas."
Lagardère a ramené le 24 mars sa participation dans EADS à 7,5%, au terme d'un plan de désengagement partiel sur trois ans, à comparer à 15% en 2006.
EADS a prévenu le 10 mars que ses résultats 2009 s'inscriraient en baisse du fait de la crise et que le retard de l'A400M était susceptible de générer de nouvelles charges, tout en insistant sur le montant record de son carnet de commandes civiles et militaires.
Le lendemain, Lagardère avait prévu une année 2009 difficile en raison de la conjoncture, marquée notamment par de nouvelles mesures d'économies dans son pôle presse et audiovisuel, après avoir annoncé une hausse de ses résultats 2008.
Lagardère a confirmé s'attendre pour 2009 à une stagnation, voire à une baisse allant jusqu'à 10%, du résultat d'exploitation de chacune de ses divisions, à l'exception de Lagardère Active (presse et audiovisuel) pour laquelle le manque de visibilité empêche toute prévision.
Arnaud Lagardère a considéré que la publicité, qui représente 15% du chiffre d'affaires de son groupe, constituait une "réelle inquiétude", comptant sur les secteurs du sport et du numérique.
Dominique Vidalon et Cyril Altmeyer, édité par Jacques Poznanski
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