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Airbus group : Lagardère étudiera les conséquences d'une fusion entre eads/bae

Lagardère étudiera les conséquences d'une fusion entre eads/baeLagardère étudiera les conséquences d'une fusion entre eads/bae

PARIS (Reuters) - Lagardère, qui souhaite de longue date se désengager d'EADS, a indiqué jeudi vouloir s'assurer que toutes les conséquences d'une fusion du groupe d'aéronautique avec le britannique BAE Systems soient prises en compte.

EADS, la maison mère d'Airbus, et BAE Systems ont annoncé mercredi discuter d'un rapprochement qui créerait un nouveau géant européen de l'aéronautique et de la défense, un projet motivé notamment par la baisse des dépenses de défense en Europe et aux Etats-Unis.

La prudence est toutefois de mise du côté du côté des actionnaires allemands et français d'EADS, unis à travers un pacte d'actionnaires qui régit un fragile équilibre entre les deux puissances au sein du groupe européen d'aéronautique et de défense depuis sa création, il y a une dizaine d'années.

"Au vu des informations à sa disposition, le groupe Lagardère veut s'assurer, avant de donner son assentiment, que toutes les conséquences attachées au projet de rapprochement des activités d'EADS NV et de BAE Systems plc ont été prises en considération dans la fixation des termes et conditions de l'opération proposée", écrit la société dans un communiqué.

Lagardère rappelle en outre que ce projet n'a pas encore été soumis à l'approbation des conseils d'administration de Sogeade Gérance, qui regroupe ses intérêts et ceux de l'Etat français, et d'EADS.

Dans le cadre de sa stratégie de cession de ses participations minoritaires, Lagardère souhaite depuis longtemps se désengager d'EADS, dont il est l'un des actionnaires privés clefs avec l'allemand Daimler.

Son gérant commandité, Arnaud Lagardère, qui a pris à l'été la présidence du conseil d'administration du groupe, avait jusque-là dit attendre que le programme A350 de la filiale Airbus soit sur les rails pour enclencher la cession des 7,5% détenus par le groupe.

Le rapprochement entre EADS et BAE, s'il se concrétise, pourrait cependant accélérer l'opération, estiment des analystes.

VERS UNE DISSOLUTION DU PACTE D'ACTIONNAIRES ?

"Lagardère veut vendre sa participation de 7,5% dans EADS depuis longtemps mais les contraintes internes et la nécessité de respecter l'équilibre franco-allemand entre les actionnaires ont rendu cette cession compliquée - d'autant qu'il n'existe aucun acheteur français évident", explique dans une note Charles Bedouelle, analyste à Exane BNP Paribas.

L'allemand Daimler, qui souhaite également se défaire de sa participation de 15% dans EADS, a pour sa part estimé que le projet de fusion pourrait conduire à une dissolution du pacte d'actionnaires franco-allemand, ce qui lui donnerait l'opportunité de céder ses parts.

"Dans la mesure où la transaction prévue serait également liée à une éventuelle dissolution du pacte d'actionnaires, toutes les options nous seraient ouvertes en principe, dont la possibilité de vendre notre participation sur le marché", a indiqué un porte-parole du conglomérat allemand dans une déclaration transmise par email.

A 12h00, l'action de Lagardère bondit de 2,84% à 23,93 euros alors que le SBF 120 recule de 0,6%. EADS dégringole par ailleurs de 7,8% tandis que BAE Systems cède 6,49% et Daimler 0,8%.

La capacité de Lagardère à se défaire de ses participations minoritaires et en particulier de sa participation dans EADS, qui représente près de 60% de sa capitalisation boursière selon les estimations d'Exane, est jugée déterminante par le marché qui y voit l'un des rares catalystes pour le titre.

Lagardère possède également 20% du groupe de télévision payante Canal+, filiale de Vivendi, mais le projet d'introduction en Bourse de sa participation est toujours en suspens depuis son interruption l'an dernier à la suite du séisme au Japon.

Gwénaëlle Barzic, édité par Benjamin Mallet

Copyright © 2012 Thomson Reuters


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