BERLIN (Reuters) - Les pays qui ont commandé l'avion de transport militaire A400M d'Airbus, qui accumule les retards, pourraient donner quelques mois supplémentaires au constructeur aéronautique avant de décider d'éventuelles annulations de commandes, déclare un responsable allemand.
EADS, la maison mère d'Airbus, a déclaré que l'avion avait pris trois ou quatre ans de retard sur le calendrier initial et souhaite ralentir le programme de production tout en parvenant à un partage plus équitable des risques liés au projet.
Mais l'accumulation des retards pourrait inciter des pays qui ont commandé l'A400M à annuler certaines commandes. Le contrat initial inclut en effet une clause de sortie qui les autorise à se retirer rapidement, et dont l'usage menacerait l'avenir du projet.
Le responsable allemand, qui a requis l'anonymat, a déclaré que la date d'exercice de cette clause pourrait être repoussée de trois mois, ce qui donnerait un délai supplémentaire au groupe aéronautique.
"Si le cas se présentait, ils accorderaient à EADS une date limite plus éloignée", a-t-il dit, tout en soulignant que l'ensemble des pays clients devraient donner leur accord à une telle décision.
Un rapport du Sénat français a estimé le mois dernier que les pays ayant commandé l'A400M pourraient annuler leurs commandes si le premier vol dépassait 14 mois de retard sur le calendrier contractuel.
Ce calendrier n'a jamais été officiellement publié mais Airbus a déclaré dans le passé que le premier vol de l'A400M aurait dû avoir lieu en janvier 2008.
Les parties concernées n'ont toutefois pas tranché la question de savoir si certains Etats peuvent prendre la décision individuelle d'annuler leurs commandes ou s'ils doivent parvenir à une décision commune.
Sabine Siebold, version française Marc Angrand
Copyright (C) 2007-2009 Reuters
Recevez toutes les infos sur AIRBUS GROUP en temps réel :
Par « push » sur votre mobile grâce à l’application BFM Bourse
Par email