PARIS (Reuters) - EADS n'a pas de projet de cession de sa participation au capital de Dassault Aviation, a déclaré le directeur de la stratégie et du marketing du groupe européen de défense et d'aérospatiale dans un entretien publié dans l'édition de lundi de La Tribune.
"Il n'y a aucune raison que la substitution de Dassault à Alcatel au sein de l'actionnariat de Thales change la nature de notre participation dans Dassault Aviation", a expliqué Marwan Lahoud au quotidien économique.
"Ce sont deux sujets séparés. Il n'y a pas de projet de cession de nos 46 % dans Dassault. Ni totale, ni partielle", a-t-il ajouté.
L'équipementier télécoms Alcatel-Lucent a cédé cette année sa participation de 20,8% dans le spécialiste de l'électronique de défense Thales à Dassault Aviation.
Concernant un éventuel projet de cession de Composites Aquitaine, Marwan Lahoud pointe une stratégie d'EADS consistant à se séparer d'un certain nombre d'activités d'aérostructures pour développer la prochaine génération d'avions et constituer des entités autonomes investissant aux côtés du groupe.
"Notre approche est celle du partage des risques dans les aérostructures", explique le responsable. "Nous avons créé Premium Aerotec et Aerolia, détenues à 100 % par EADS, et nous ne cachons pas notre volonté de trouver des investisseurs prêts à entrer dans leur capital. Nous avons déjà cédé Laupheim, Socata et Filton".
"Composite Aquitaine relève de la même stratégie même si la crise actuelle ne rend pas les cessions faciles. La décision à ce sujet interviendra dans les prochaines semaines", ajoute-t-il.
EADS entend ouvrir le capital d'Aerolia et d'Aerotec "quand la crise sera passée et l'intérêt du marché se manifestera".
Marwan Lahoud explique par ailleurs que "la croissance organique est aujourd'hui prioritaire par rapport aux acquisitions car (EADS veut) protéger (sa) trésorerie garante de la solidité de l'entreprise en temps de crise".
Il a jouté que l'A400M était un projet viable et que cet avion de transport militaire, qui a pris du retard dans son développement, allait "voler pendant cinquante ans" et "être à la pointe de ce qui se fait en matière de transport".
Version française Stanislas Dembinski
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