LE BOURGET (Reuters) - Des dirigeants de la branche Défense et Sécurité d'EADS se sont montrés confiants mercredi dans la capacité du groupe aéronautique et de défense à remporter le second contrat de surveillance des frontières de l'Arabie saoudite, estimé à plusieurs milliards d'euros.
La maison mère d'Airbus avait annoncé en mars avoir signé un premier contrat pour la surveillance de la frontière nord du pays, celle qui borde l'Irak sur près de 900 kilomètres, au terme d'une compétition à laquelle avaient pris part le français Thales et l'américain Raytheon.
Un deuxième contrat doit être signé pour compléter le dispositif existant et assurer la surveillance, terrestre et maritime, des autres frontières du premier exportateur mondial de pétrole. Le périmètre de sécurisation global porte sur environ 6.500 kilomètres.
L'entreprise n'a communiqué aucun élément financier mais les spécialistes du secteur de la défense évaluent le premier contrat à autour d'un milliard d'euros et le second à entre quatre et cinq milliards.
"A ma connaissance, ils (l'Arabie saoudite) ne discutent plus avec Thales et Raytheon mais c'est évidemment à eux qu'ils faut poser la question", a déclaré Jean-Marc Nasr, directeur de l'activité Integrated Systems au sein d'EADS D&S, au cours d'un point presse organisé au 48e salon aéronautique du Bourget.
Le dirigeant a toutefois souligné qu'il lui était impossible, à ce stade, de fournir le moindre calendrier.
Jean-Marc Nasr a fait observer qu'en dépit de la crise économique, les besoins des Etats en matière d'infrastructures de sécurité restaient "critiques."
"Je ne vois pas actuellement de baisse de la demande pour la sécurité", a-t-il dit, avant d'ajouter qu'EADS identifiait des besoins de sécurisation de frontières dans plusieurs régions du monde, notamment en Amérique latine.
Matthias Blamont, édité par Benoît Van Overstraeten
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