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AIRBUS GROUP

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Airbus group : Airbus se veut confiant pour le financement de l'a350

vendredi 18 septembre 2009 à 18h45
BFM Bourse

par Matthias Blamont et Tim Hepher

PARIS (Reuters) - Les discussions entre Airbus et les gouvernements européens au sujet du financement de l'A350 XBW se "déroulent bien" même si les termes de plusieurs accords bilatéraux doivent encore être finalisés, a déclaré un porte-parole du constructeur aéronautique européen.

L'A350 XWB, destiné à affronter le prochain 787 Dreamliner de l'américain Boeing sur le créneau des avions moyen porteurs à long rayon d'action et dont le coût de développement est estimé à quelque 11 milliards d'euros, incarne le grand programme d'avenir de la première division d'EADS.

La question de son financement est centrale alors qu'Airbus et Boeing, qui s'accusent mutuellement de bénéficier d'aides publiques indues, s'affrontent depuis plusieurs années devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

La Tribune a rapporté vendredi que l'Espagne avait décidé d'accorder près de 300 millions d'euros d'avances remboursables à Airbus pour contribuer au développement de l'appareil mais que "quelques détails (restaient) à conclure."

Interrogé sur cette avancée, un porte-parole d'Airbus a répondu que "rien n'était signé."

Des sources ont en revanche indiqué à Reuters que la charge de travail de l'Espagne, qui s'établissait à près de 5% dans l'assemblage du gros porteur A380, allait doubler dans celui de l'A350. L'Allemagne et le Royaume-Uni verraient leur part diminuer tandis que celle de la France resterait stable.

Le porte-parole d'Airbus a confirmé ce rééquilibrage avant de souligner qu'il résultait avant tout d'accords passés avec les fournisseurs et qu'il ne correspondait pas aux financements que les Etats européens envisagent de consentir.

Questionné sur la participation financière de la France et de l'Allemagne, lesquelles se sont engagées en juin à avancer 1,4 milliard d'euros et 1,1 milliard respectivement, le porte-parole a déclaré que "rien n'était signé" et que les gouvernements communiqueraient en temps utile.

"Sur le programme A350, les discussions avec les gouvernements se déroulent bien", a-t-il fait valoir, sans donner davantage de détails.

"Airbus et sa maison mère EADS ont plus de huit milliards d'euros à la banque. Ils n'ont pas besoin de soutien financier de la part des contribuables et devraient financer le développement de leurs programmes avec leur cash et des prêts commerciaux", a réagi un porte-parole de Boeing.

"Si (des avances) sont fournies avec des conditions préférentielles qui ne sont pas disponibles sur le marché, il s'agit alors de subventions illégales qui contreviennent aux règles de l'OMC", a-t-il ajouté.

LA PRODUCTION DAVANTAGE RÉDUITE?

Tom Enders, président d'Airbus, a par ailleurs déclaré au Wall Street Journal que son groupe pourrait connaître encore "deux années difficiles" et qu'il n'excluait pas de réduire davantage la production si nécessaire.

Pour s'adapter au ralentissement économique mondial, Airbus a décidé en février dernier de ralentir le rythme mensuel de production de ses monocouloirs, regroupés au sein de la famille A320. Quelque 34 unités par mois devraient sortir des usines à partir d'octobre, contre 36 actuellement.

La production des avions long courrier A330-A340 restera maintenue à 8,5 avions par mois alors qu'Airbus envisageait initialement d'augmenter la production.

En avril, Boeing a annoncé que la production de ses biréacteurs à long rayon d'action 777 serait ramenée de sept exemplaires par mois à cinq à partir de juin 2010.

La crise a diminué l'appétit des compagnies aériennes à s'équiper en nouveaux avions mais Airbus et Boeing disposent chacun d'un carnet de commandes solide qui garantit la production sur plusieurs années.

Jeudi, John Leahy, directeur commercial d'Airbus, a indiqué que son groupe était bien parti pour livrer autant d'appareils cette année qu'en 2008, exercice au cours duquel 483 avions ont été remis à leurs propriétaires.

Alors que plusieurs compagnies peinent par ailleurs à trouver des financements pour assurer le paiement de leurs commandes, Airbus, comme Boeing, veut à tout prix éviter la constitution de stocks, trop onéreux.

Avec Tracy Rucincki et Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2009 Thomson Reuters

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