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Airbus group : Airbus s'apprête à réduire ses livraisons d'a380

mardi 29 septembre 2009 à 08h40
Airbus s'apprête à réduire ses livraisons d'a380

par Matthias Blamont et Tim Hepher

PARIS (Reuters) - Après avoir engagé des discussions avec Singapore Airlines, l'un de ses principaux clients, Airbus ne devrait livrer que 13 exemplaires de son très gros porteur A380 cette année au lieu des 14 prévus jusqu'ici.

Les raisons exactes de cette décision étaient encore difficiles à établir lundi soir mais alors que les compagnies aériennes subissent un ralentissement sans précédent de leur activité, la principale division du géant européen d'aéronautique et de défense EADS est contrainte d'adapter sa production.

Elle a déjà décidé de réduire le rythme de fabrication de ses monocouloirs, les avions de la famille A320, et suspendu l'augmentation programmée de celle des long-courriers A330/340.

La production des A380, qui a connu plusieurs séries de problèmes d'ordre industriel par le passé, a pour sa part fait l'objet de modifications à plusieurs reprises.

"Nous discutons avec Singapore Airlines de la possibilité de livrer le dernier appareil (prévu dans le calendrier 2009) en janvier l'année prochaine", a déclaré à Reuters lundi soir Louis Gallois, président exécutif d'EADS, en marge d'un événement organisé pour la presse et des professionnels.

"S'ils (Singapore Airlines) décident de prendre livraison de l'appareil en janvier au lieu de décembre, nous livrerons 13 appareils en 2009", a-t-il dit.

Airbus, comme ses concurrents constructeurs aéronautiques, se fait régler la majeure partie de ses ventes d'appareils au moment de leur livraison. Sur la base des prix catalogues, purement indicatifs, la valeur moyenne d'un A380 atteint près de 330 millions de dollars (225,6 millions d'euros).

Les compagnies aériennes doivent de leur côté réagir à la forte baisse du trafic mondial. Leur association, l'Iata, s'attend à ce que le secteur perde 11 milliards de dollars en 2009.

L'EURO, "PROCHE DE LA LIMITE"

Devant la presse, Louis Gallois s'est également inquiété du récent raffermissement de l'euro face au billet vert, un mouvement qui pénalise Airbus, les ventes du secteur aéronautique étant libellées en dollars.

"Je suis soucieux du niveau de l'euro. Au niveau actuel, on est proche de la limite. Au-delà, cela deviendrait difficile", a expliqué Louis Gallois.

Peu de temps après ces propos, la devise américaine s'est renforcée face à un panier de six devises de référence et ce en dépit de la progression marquée de Wall Street. L'euro, qui s'échangeait 1,4612 dollar vers 18h45 GMT a rétrogradé à 1,4594 avant de refranchir le seuil de 1,46 dollar en milieu de soirée.

DÉBOIRES

Boeing, le grand concurrent américain d'Airbus, doit lui aussi affronter des difficultés. Le futur 787 Dreamliner, son avion moyen porteur à long rayon d'action, connaît de nouveaux retards et ne devrait pas être livré avant le dernier trimestre 2010, deux ans après la date initialement retenue.

Le directeur général de Vietnam Airlines s'est déclaré mécontent du nouveau calendrier du B787 lundi soir, devenant le dernier dirigeant de compagnie en date à évoquer la possibilité de revenir sur sa commande.

"Nous ne sommes pas contents de ces retards permanents. Cela a des conséquences sur notre modèle économique", a déclaré Pham Ngoc Minh, son directeur général à Reuters, en marge de l'événement d'EADS.

"Nous nous attendions à avoir nos avions en 2009, puis en 2010, et désormais, personne ne peut nous confirmer la date de livraison exacte. Je peux être patient mais cela nous donne beaucoup de maux de têtes", a-t-il ajouté.

Vietnam Airlines a commandé huit B787. Sa partenaire de leasing aéronautique, Vietnam Aircraft Leasing Company, a également huit appareils en commande.

La semaine dernière, le directeur général d'Oman Air, qui a signé l'achat de six exemplaires du 787, a aussi remis son engagement dans la balance et affirmé qu'il prendrait sa décision quand l'appareil aurait effectué son premier vol, en principe à la fin de l'année.

La compétition entre Boeing et Airbus devrait en outre rester très vive dans les prochains mois. Louis Gallois a réitéré sa confiance dans le produit qu'il propose avec son partenaire Northrop Grumman pour le remplacement des avions ravitailleurs de l'armée de l'air américaine, un contrat dont le premier volet est estimé à 35 milliards de dollars.

Le directeur financier, Hans Peter Ring, a par ailleurs confirmé à Reuters que la consommation de trésorerie d'EADS se situerait autour d'un milliard d'euros cette année, un montant qui exclut néanmoins les effets comptables du programme A400M, en retard également.

Avec la contribution de Noëlle Mennella, édité par Nicolas Delame

Copyright © 2009 Thomson Reuters

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