(BFM Bourse) - Les sondes Pitot soupçonnées d'avoir causé le crash du vol Rio-Paris d'Air France en mai 2010 font à nouveau parler d'elles. Selon une information révélée mardi par Les Echos, Airbus a envoyé hier à toutes les compagnies aériennes exploitant des A330 et des A340-200 et 300, un bulletin d'alerte opérationnel (OEB en anglais) pour rappeler à leurs pilotes de ne pas réenclencher le pilote automatique après un dysfonctionnement de ces sondes de mesure de vitesse.
Ce qui est nouveau dans ce dossier, c'est que deux sondes Pitot peuvent éventuellement envoyer les mêmes indications de vitesse erronées à l'ordinateur de bord, qui seraient susceptibles de provoquer des manoeuvres dangereuses en pilotage automatique, révèle le journal.
L'OEB d'Airbus veut attirer l'attention des pilotes sur leur nécessité de vérifier manuellement, avant de réenclencher le pilotage automatique, que les indications de vitesses fournies par les sondes sont cohérentes avec les autres paramètres du vol.
Les études menées par l'avionneur ont en effet mis en lumière la possibilité pour deux sondes Pitot d'émettre des données erronées, mais néanmoins suffisamment cohérentes pour être jugées valides par l'ordinateur de vol, précise le quotidien économique.
Chez Airbus, on affirme que cet OEB n'a aucun lien avec la catastrophe. L'avionneur juge toutefois le risque suffisamment sérieux pour justifier non seulement un bulletin, mais aussi une modification du logiciel de pilotage automatique des 1.200 A330-A340 en service, ajoute Les Echos.
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