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Avant la crise du coronavirus, 2019 avait été un excellent cru pour l'actionnariat salarié

mercredi 16 septembre 2020 à 13h00

(BFM Bourse) - En France, chaque salarié actionnaire détient en moyenne l'équivalent de 24.540 euros en actions et parts de fonds de placement. Et la performance sur cinq ans de l'épargne salariale apparaît toujours au rendez-vous.

L'année 2019 a été "une excellente année" pour l’actionnariat salarié, avec un nombre record d’opérations, et un volume très élevé pour les plans ouverts à la collectivité des salariés, selon le panorama annuel d'Eres publié ce mercredi. Le développement de l'actionnariat salarié apparaît en outre doublement vertueux. D'une part, dans la durée, les opérations sont très majoritairement gagnantes pour les souscripteurs. D'autre part, les entreprises à forte culture d’actionnariat salarié affichent de meilleurs résultats en termes d’alignement avec la transition environnementale, mesuré selon les critères de la Net Environmental Contribution Initiative (NECi).

"L’actionnariat salarié est aujourd’hui très largement soutenu par le pouvoir politique, et l’objectif que 10% du capital des entreprises françaises soit détenu par les salariés permet de disposer d’un cap clair. Le cadre légal et fiscal a ainsi évolué favorablement, et les effets commencent à être visibles", affirme Pierre-Emmanuel Sassonia, directeur associé d'Eres, le groupe de conseil et de gestion spécialisé en épargne salariale, épargne retraite et actionnariat salarié.

Un niveau record d'opérations proposées

L'an dernier en France, 42% des salariés éligibles (le périmètre de l'étude ne couvrant que l'actionnariat salarié "démocratique", c'est-à-dire les plans collectifs, en excluant les actions détenues par les dirigeants ainsi que les stock-options ou actions gratuites ponctuellement attribués à certains salariés clés) ont souscrit aux opérations proposées par les entreprises au sein du SBF 120. Au total en 2019, 40 opérations collectives ont été proposées par 36 entreprises (dont 4 offrant pour la première fois ce type de plan) de l'indice large de la Bourse de Paris, un nouveau record.

L'ensemble de ces opérations a porté sur un montant total de 3,40 milliards d’euros, très proche du record de 2018 qui était de 3,48 milliards d’euros. Dans tous les cas, les plans permettaient de souscrire via un FCPE (fonds commun de placement d'entreprise, permettant l'exonération de l'imposition sur les plus-values, mais pas des prélèvements sociaux, après cinq ans de détention).

Un atout pour fidéliser les salariés

Les entreprises ayant une très forte culture d’actionnariat salarié semblent valoriser d’avantage leur capital humain, observe par ailleurs Eres. Leur taux de départs volontaires est inférieur à celui des entreprises à très faible culture d’actionnariat salarié (7,2% contre 9,7%) de même que le taux de licenciement (3% contre 5,3%). Mais ce n'est pas tout : ces entreprises se distinguent aussi par de meilleurs résultats en matière de contribution environnementale nette, reflétée par leur note "NECi", un indicateur multicritère des impacts environnementaux (climat, biodiversité, eau, déchets/ressources, qualité de l’air...) développé par la NEC initiative.

Autre enseignement du Panorama de l'actionnariat salarié établi par Eres, les actions souscrites dans le cadre des opérations d’actionnariat salarié continuent d’afficher un niveau de performance élevé. Pour une détention de cinq ans, l’actionnaire salarié, ayant souscrit des actions de son entreprise entre 2006 et 2014, a été gagnant dans 81% des cas grâce à la décote. S‘il a en plus bénéficié d’un abondement de 100%, le pourcentage d’opérations gagnantes grimpe à 93%.

Moins d'opérations en 2020

"L’analyse de la performance des actions souscrites en 2008 montre également que l’actionnariat salarié traverse bien les crises boursières, grâce notamment aux avantages associés : décote et abondement qui permettent de réduire le risque de perte en capital", explique Pierre-Emmanuel Sassonia.

À ce stade de l'année en cours, il semble toutefois clair que 2020 sera "une année de transition pour l’actionnariat salarié collectif" dans le SBF120, le nombre d'opérations étant tombé à 14 fin juillet, contre 26 à fin juillet 2019. Mais si l'offre a décru, crise oblige, la demande ne semble pas prête de se tarir puisque les taux de participation constatés semblent eux supérieurs aux années passées.

Guillaume Bayre - ©2020 BFM Bourse
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