par Blandine Henault
PARIS, 28 janvier (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse mercredi à la faveur de la progression du segment des semi-conducteurs, tandis que les Bourses européennes sont dans le rouge à mi-séance, pénalisées par le repli du luxe et de la santé. Les futures sur indices new-yorkais signalent un léger repli de 0,09% pour l'indice Dow Jones mais une hausse de 0,21% pour le S&P 500 et de 0,76% pour l'indice à composante technologique Nasdaq.
Les publications du sud-coréen SK Hynix, un fournisseur clé de Nvidia, et du néerlandais ASML ont initié un rallye sur les valeurs technologiques en Asie, puis en Europe et la tendance devrait se poursuivre à Wall Street.
L'Europe est pénalisée toutefois par le repli des valeurs du luxe après la publication jugée décevante du géant du secteur LVMH.
À Paris, le CAC 40 lâche 1,39% à 8.038,85 vers 12h45 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,46% et à Londres, le FTSE perd 0,5%.
L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 cède 0,72%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro perd 0,44% et le Stoxx 600 se replie de 0,71%.
Les investisseurs surveilleront la publication, après la clôture de Wall Street, des résultats trimestriels de trois grandes capitalisations américaines: Meta, Microsoft et Tesla .
Outre ces publications, la séance sera aussi marquée par la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed), attendue à 19h00 GMT.
Un statu quo sur les taux est largement attendu mais les déclarations du président Jerome Powell, visé par une enquête pénale par l'administration Trump, seront d'autant plus suivies avec attention dans ce contexte. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Dans les échanges en avant-Bourse, Nvidia grimpe de 1,7%, Intel de 6,6% et Micron de 5%.
Texas Instruments bondit pour sa part de 8% après avoir dévoilé des prévisions supérieures aux attentes pour le premier trimestre à la faveur de la demande pour les "data centers" destinés à l'IA.
VALEURS EN EUROPE
A Paris, LVMH chute de 6,8%, le marché sanctionnant la baisse des marges du groupe et son ton prudent face aux premiers signes de reprise de la demande.
Il entraîne dans son sillage l'ensemble du secteur: Kering perd 2,7%, Hermès 1,3% et Burberry 2,4%.
Le compartiment de la santé, en recul de 2,3%, pèse aussi sur la tendance en Europe. A Paris, Sanofi se replie de 2,5%.
A l'inverse, ASML s'envole de 5,9% après avoir fait état de commandes supérieures aux prévisions pour son quatrième trimestre, le plus grand fournisseur mondial d'équipements pour puces informatiques profitant des investissements accrus dans l'IA.
CHANGES
Le dollar reste sous pression, évoluant près d'un plus bas de quatre ans face à un panier de devises, après des commentaires de Donald Trump qui ont exarcerbé le mouvement de vente sur le billet vert.
Mardi soir, interrogé pour savoir si la baisse du dollar était trop importante, le président américain a affirmé que la valeur de la devise était "très bien".
L'euro (-0,5%) évolue non loin du seuil de 1,20 dollar touché la veille et considéré comme un cap important par les cambistes et responsables de la Banque centrale européenne (BCE).
Le gouverneur de la Banque de France et membre du conseil des gouverneurs de la BCE, François Villeroy de Galhau, a indiqué mercredi que la banque centrale suivait "avec attention cette appréciation de l'euro, et ses conséquences possibles sur une moindre inflation".
De son côté, le yen cède un peu de terrain face au dollar (-0,1%) après avoir bondi de près de 4% sur les trois dernières séances sur fond de spéculation autour d'une intervention coordonnée des autorités japonaises et américaines pour soutenir la devise.
Le yen a atteint 152,10 pour un dollar dans les échanges en Asie, pour la première fois depuis trois mois.
TAUX L'attentisme est de mise sur le marché obligataire en amont de la décision de politique monétaire de la Fed.
Le taux des Treasuries à dix ans avance légèrement, à 4,2372%.
En Europe, le rendement du Bund allemand de même échéance recule de plus de deux points de base, à 2,8493%.
PÉTROLE
Les cours du brut ont atteint leur plus haut niveau depuis septembre, soutenus par les perturbations dans la production aux Etats-Unis, touchés par une violente tempête hivernale, la faiblesse du dollar et les difficultés dans la production kazakhe.
Le baril de Brent de la Mer du Nord gagne 0,4% à 67,83 dollars et celui du brut léger américain (WTI) augmente de 0,5% à 62,68 dollars.
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Blandine Hénault avec les bureaux de Reuters, édité par Kate Entringer)
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