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Benoit Gillmann : La "WaterTech" BIO-UV veut appuyer sur l'accélérateur avec son entrée en Bourse

BIO-UV entre en BourseBIO-UV entre en Bourse

(Tradingsat.com) - BIO-UV est le premier fabricant français d'appareils de traitement de l'eau par ultraviolets. La société qui se définit comme une "WaterTech" s’introduit en Bourse sur le marché Euronext Growth. Les investisseurs intéressés peuvent souscrire jusqu’au 4 juillet inclus. Décryptage de la stratégie du groupe avec Benoit Gillmann, son PDG.

Communiqué sponsorisé par Bio-UV

Que fait BIO UV, quels sont vos marchés ?

Benoit Gillmann : Nous sommes spécialisés dans le traitement de l’eau, avec une technique de désinfection par ultra-violet UV-C, de courte longueur d’onde, qui sont les UV les plus énergétiques, d’où leur utilisation pour propriétés germicides. C’est la technologie qui affiche la plus forte croissance dans le traitement de l’eau. Nous sommes partis à l’origine, à la création de la société il y a 18 ans, du marché du traitement de l’eau des piscines privées,sans chlore pour arriver aujourd’hui au système de traitement de l’eau des ballasts des bateaux. Nous sommes aussi actifs sur la potabilisation, le traitement des eaux usées , de la réutilisation des ces mêmes eaux (REUSE), des aquariums de l’aquaculture, et bien d’autres...

Qui sont vos clients ?

Benoit Gillmann : Notre activité est B to B. Nos clients sont des pisciniers, ou bien des intégrateurs comme Veolia ou la Saur qui vont eux équiper les municipalités. Dans le cas des ballasts de bateaux, les clients sont soit les armateurs soit les chantiers navals.

La concurrence vient-elle principalement de technologies différentes ou de sociétés sur le même créneau des UV ?

Benoit Gillmann : Il y a trois technologie concurrentes. Tout d’abord le chlore, qui a beaucoup d’inconvénients et pour seul avantage son faible coût. Ensuite l’ozonation, qui était une technique très en vogue il y a 20 ou 30 ans, plutôt en perte de vitesse aujourd’hui du fait de la maintenance assez complexe qu’elle nécessite. Enfin, il y a la technologie des membranes (osmose inverse, ultrafiltration, nanofiltration), celle-ci nécessite une énergie importante pour traverser cette membrane. Elle prend aussi beaucoup de place, ce qui limite le champ de ses applications. Dans le domaine des UV, technologie en forte croissance, les principaux concurrents sont américains, les Etats-Unis étant la plus grosse zone consommatrice d’UV dans le monde. Il y a bien sûr aussi quelques concurrents européens et un concurrent français, plus petit que nous, mais le marché est assez large et la croissance organique des marchés importantes, les besoins sont considérables, mais beaucoup n’ont pas adressé le marché des ballasts de bateaux qui représente une opportunité de 7,5 milliards € !

Comment vous situez-vous par rapport à UV Germi, votre concurrent français ?

Benoit Gillmann : Notre chiffre d’affaire est 2,5 fois plus important et nous menons des stratégies différentes. UV Germi a fait le choix de se positionner également sur le traitement de l’air et des surfaces, alors que nous restons pleinement concentrés sur le traitement de l’eau, dont le marché représente 87% de toutes les applications pour les UV dans le monde.

Pourquoi venir en Bourse ?

Benoit Gillmann : L’introduction en Bourse est une façon de financer notre développement. Notre modèle économique est aujourd’hui totalement «dérisqué», c'est-à-dire que les étapes de R&D et de certification, notamment dans le domaine des ballasts, sont aujourd’hui derrière nous. L’objectif est maintenant d’appuyer sur l’accélérateur en termes de moyens commerciaux et marketing. Par ailleurs, la moitié de la levée de fonds servira à des acquisitions. Le tout doit se traduire par un effet multiplicateur du chiffre d’affaires, de présence à l’international et de rentabilité de l’entreprise.

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