par Tom Sims et Alexander Hübner
FRANCFORT, 18 mai (Reuters) - Commerzbank a officiellement rejeté lundi l'offre de fusion d'UniCredit, la banque allemande campant ainsi sur ses positions, connues depuis des mois, quant à la tentative de rachat transalpine lancée par son concurrent italien.
UniCredit, devenu le principal actionnaire de Commerzbank, a lancé au début du mois une offre vise à porter sa participation à un peu plus de 30%, dans le cadre d'une offre valorisant le groupe allemand à près de 39 milliards d'euros, un montant inférieur à sa valorisation en Bourse.
Les conseils de surveillance et d'administration de Commerzbank "recommandent aux actionnaires de ne pas accepter l'offre d'échange d'UniCredit", a déclaré la banque dans le résumé d'une analyse de 137 pages portant sur l'opération.
Elle a indiqué que l'offre "ne reflète pas la valeur fondamentale de Commerzbank" et qu'elle était "vague et comporte des risques considérables".
Commerzbank critique depuis longtemps ce rapprochement et a récemment déclaré que l'offre d'UniCredit représentait une "prime quasi nulle".
Mais, avant lundi, elle s’était abstenue de donner un avis définitif et une recommandation aux actionnaires.
"L’offre publique d’achat d’UniCredit n’offre pas une prime adéquate à nos actionnaires. Ce qui est décrit comme une fusion est en réalité une proposition de restructuration qui aurait un impact considérable sur notre modèle économique éprouvé et rentable", a déclaré Bettina Orlopp, présidente du directoire de Commerzbank.
L'attention se porte désormais sur l'assemblée générale annuelle de Commerzbank qui doit se tenir mercredi.
(Rédigé par Tom Sims; version française Rihab Latrache, édité par Augustin Turpin)
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