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Bolivie : Agences bancaires fermées en raison de manifestations contre l'austérité

Aujourd'hui à 12:59
Marché : Bolivie: Agences bancaires fermées en raison de manifestations contre l'austérité

LA PAZ, 19 mai (Reuters) - Les banques ont temporairement fermé mardi leurs agences à La Paz, capitale de la Bolivie, dans un contexte d'inquiétude provoqué par une multiplication de signes de grogne contre le gouvernement, une situation qui a conduit les diplomates étrangers à appeler ⁠au calme.

Des manifestations organisées par les syndicats, les mineurs, les travailleurs des ‌transports et des groupes ruraux ont monté en puissance ces dernières semaines, exigeant du président centriste Rodrigo Paz qu'il revienne sur ses mesures d'austérité et qu'il s'attaque à la hausse du coût de la ​vie.

Certains manifestants ont réclamé sa démission, symptôme d'un mouvement de rejet plus large à ​l'encontre de son gouvernement, qui a pris ses ​fonctions en novembre après près de deux décennies de règne de la gauche.

Le secrétaire d'État adjoint américain Christopher Landau a déclaré s'être entretenu avec ​Rodrigo Paz, se disant très préoccupé par la situation.

"Ne ​nous y trompons pas : ceux qui ont essuyé une défaite écrasante aux urnes en Bolivie ⁠l'année ⁠dernière tentent de renverser le président Paz", a-t-il ⁠ajouté.

Dans le même temps, la délégation de l’Union européenne en Bolivie et cinq ambassades européennes ont publié une déclaration commune ⁠appelant au dialogue et à des manifestations pacifiques.

L'association bancaire bolivienne, l'ASOBAN, a refusé de commenter la cause de ces fermetures, mais a assuré que les banques restaient partiellement opérationnelles.

Des employés de cinq banques ont déclaré à Reuters que les activités ne reprendraient pas tant que les manifestations n'auraient pas cessé.

Les manifestations ont également entraîné de nombreux barrages routiers, bloquant des camions sur les autoroutes et contribuant à des pénuries de nourriture, de fournitures médicales et de carburant. Au moins 32 barrages routiers ont été signalés mardi.

Les autorités ont accusé les alliés de l'ancien président de gauche Evo Morales d'encourager les barrages routiers. 

Rodrigo Paz, qui a hérité d'un pays en profonde crise économique, a d'un côté pris des mesures de réduction des dépenses et de ​l'autre diminué les subventions sur les ‌carburants afin de stabiliser les finances publiques.

Il a dans le même temps augmenté le salaire minimum de 20%, augmenté certaines prestations ‌sociales et s'est dit ouvert au dialogue, mais ceci n'a pas suffi à ce stade à ⁠apaiser les tensions.

Dans le cadre de cette crispation, les analystes soulignent le rôle aggravant joué par le choc énergétique mondial ​induit par la guerre ​en ‌Iran, la Bolivie, pays enclavé, dépendant des importations de carburant.

(Daniel Ramos, Sergio Limachi et Santiago Limachi à La Paz, Lucinda Elliott à Montevideo; Avec la participation de Monica Machiaco à La Paz, Andrea Shalal à Washington et Cesar Olmedo à Asuncion, version française ​Matthieu Huchet, édité ‌par ​Benoit Van Overstraeten)

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