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Le label de musique Believe revoit ses ambitions en Bourse à la baisse

mardi 1 juin 2021 à 10h40
Believe vise deux milliards de valorisation

(BFM Bourse) - Premier groupe de la French Tech à s'introduire en Bourse, le label de musique Believe a légèrement revu ses ambitions à la baisse mais vise tout de même une valorisation proche de 2 milliards d'euros à l'issue de l'opération qui sera bouclée le 9 juin.

Les annonces d'opérations d'envergure se succèdent sur le marché parisien, où celui des introductions en Bourse est actuellement en pleine effervescence. Une semaine après que PHE (Oscaro, Autodis) a annoncé vouloir lever 450 millions d'euros -pour une valorisation supérieure au milliard d'euros- "afin de rembourser sa dette et de financer son expansion en Europe par le biais d'acquisitions", c'est au tour du label de musique numérique Believe de dévoiler les modalités de son opération.

La pépite de la French Tech qui aide les musiciens à s'imposer sur le marché du streaming va s'introduire à la Bourse de Paris à une fourchette de prix allant de 19,50 à 22,50 euros qui le valorisera entre 1,9 et 2,1 milliards d'euros. La première cotation est prévue le 10 juin prochain, est-il précisé.

En rachetant la société de production Musicast en 2015, Believe avait notamment mis la main sur Jul et PNL. Avant d'étoffer leur portefeuille d'artistes avec les acquisitions de plusieurs labels musicaux emblématiques comme Naïve (Jeanne Added, M83, etc.) en 2016 ou le spécialiste allemand de métal Nuclear Blast en 2018. La même année, le groupe a également acquis 49% des parts du label indépendant français Tôt ou tard (Nekfeu, BB Brunes, Vincent Delerm, Vianney, Shaka Ponk, etc.) auprès de Wagram Music.

Il s'agit de la première entreprise de la French Tech à s'introduire sur le marché tricolore. En grandes pompes puisque le groupe fondé par Denis Ladegaillerie (qui a fait ses classes dans le Vivendi de l'ère Messier) vise donc une valorisation de plusieurs milliards d'euros. La Bourse de Paris n'avait plus connu ce type d'opérations -pour une société à vocation "technologique"- depuis l'introduction en Bourse de Dassault Systèmes en 1996. Et de son succès dépend, peut-être, un "super-cycle d'IPOs" pour le marché parisien avec l'arrivée à maturité de plusieurs entreprises de l'écosystème French Tech, à commencer par OVH Cloud, également attendu dans le courant de l'année.

Jusqu'à 310 millions d'euros de levée de fonds

Believe compte ainsi lever de 280 millions à 309 millions d'euros pour financer sa croissance, notamment en procédant à des acquisitions externes, avec une opération de surallocation de 10%. "Nous voulons financer 100 millions d'euros d'acquisitions par an", a expliqué lors d'un point presse Denis Ladegaillerie, qui conservera entre 12 et 13% du capital de l'entreprise à l'issue de l'opération.

Believe vise notamment "des labels indépendants qui sont complètement digitaux" ou des "labels plus traditionnels qui veulent accélérer leur croissance sur le marché du digital", a-t-il indiqué. "Le streaming représentera plus de 80% du marché de la musique enregistrée d'ici 2027", a souligné Denis Ladegaillerie. Le montant des fonds levés est néanmoins inférieur à l'objectif de 500 millions d'euros affiché par Believe dans un premier temps.

Mais loin d'être une déception, ce montant vient au contraire de l'intérêt très fort rencontré par l'opération auprès des investisseurs, a assuré Xavier Dumont, le directeur général du groupe. Le Fonds stratégique de participations (FSP) géré par l'Etat français s'est ainsi déjà engagé à passer un ordre d'achat pour un montant de 60 millions d'euros dans le cadre du placement global, couvrant près d'un tiers de l'opération.

Une gamme de services technologiques et marketing

Celle-ci doit permettre à Believe de financer son programme de croissance externe jusqu'en 2023, en se laissant "plus d'opportunités" pour lever de nouveaux fonds ensuite, a-t-il précisé. Fondée en 2005, Believe est présente auprès des artistes et labels dans 50 pays et réalise déjà plus de 80% de son chiffre d'affaires à l'étranger.

Elle propose toute une gamme de services technologiques et marketing pour aider les musiciens à conquérir et conserver une audience en ligne, de l'inconnu qui veut que sa chanson soit accessible via les plateformes de streaming (9,99 euros par an pour une chanson) à la star qui a besoin de services personnalisés pour mieux fabriquer et diffuser ses contenus audio ou vidéo.

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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