(BFM Bourse) - La compagnie aérienne bondit de 13% à la Bourse de Londres après avoir accepté un "accord de principe", avec un nouvel acquéreur qui a fait monter les enchères.
Easyjet est une cible de choix. À tel point qu'un nouveau prétendant est entré dans la course au rachat de la compagnie aérienne, avec une offre mieux-disante.
Le fonds américain Apollo a aussi manifesté son souhait de convoler en justes noces avec la compagnie aérienne britannique, venant ainsi défier Castlelake, lui aussi candidat au rachat d'Easyjet.
La surenchère d'Apollo
La compagnie aérienne a ainsi annoncé vendredi 10 juillet un "accord de principe" pour une potentielle acquisition par ce fonds, valorisant l'entreprise à 5,7 milliards de livres, soit près de 6,7 milliards d'euros.
Pour rafler la mise, Apollo a formulé une offre à de meilleures conditions que celles proposées par la société d'investissement Castlelake.
Le fonds d'investissement propose ainsi de racheter Easyjet à 7,15 livres par action. Cette proposition "offre un résultat supérieur aux actionnaires d'EasyJet en leur procurant une valeur en numéraire plus élevée que la dernière proposition de Castlelake de 6,90 livres par action", explique Easyjet dans son communiqué.
La compagnie aérienne ajoute ne plus être "disposée à recommander" l'offre de Castlelake qu'elle avait enfin acceptée le 5 juillet dernier.
Easyjet juge en effet que la proposition d'Apollo "offre une combinaison attractive de valeur, d'alignement stratégique et de gestion à long terme".
"Apollo croit en la stratégie actuelle d'Easyjet visant à faire évoluer et à renforcer le modèle de compagnie à bas coûts, notamment via l'augmentation de la capacité de la flotte, l'amélioration de l'offre de services annexes et de fidélisation, et le développement de Holidays en une source de revenus structurellement différenciée", fait aussi valoir la compagnie aérienne.
Ce vendredi 10 juillet, le titre Easyjet s'envole de 13% à la Bourse de Londres vers 10h à 6,65 livres.
Une bataille en vue?
Le conseil d'administration de la compagnie soutient la proposition d'Apollo. Il "a conclu à l'unanimité que les termes financiers" de l'offre d'Apollo sont "à un niveau tel" qu'il "serait disposé à la recommander aux actionnaires". Le fonds d'investissement doit encore déposer une offre ferme avant la date butoir fixée au 7 août.
Le délai est un peu plus serré pour Castlelake. Ce dernier a jusqu'au 3 août pour déposer une offre ferme, et éventuellement surenchérir pour ne pas voir Easyjet lui passer sous le nez.
Castlelake a dû batailler pour que sa proposition trouve grâce aux yeux d'Easyjet. Le fonds d'investissement américain a dû essuyer quatre refus avant de voir sa cinquième offre être examinée par le conseil d'administration d'Easyjet. Le début de ce feuilleton avait commencé fin mai.
