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Marché : Wall street finit sur une note indécise

vendredi 18 juillet 2008 à 23h17
Wall street finit sur une note indécise

NEW YORK (Reuters) - Les valeurs américaines ont terminé en ordre dispersé vendredi, les investisseurs tergiversant face aux nouvelles en demi-teintes publiées par les grands noms de la cote malgré le facteur positif constitué par le reflux des cours du pétrole.

L'indice Dow Jones a fini en hausse de 0,44% ou 49,91 points à 11.496,57 points, tandis que le Standard & Poor's 500 était stable (+0,03% ou 0,36 point) à 1.260,68 points et que le composite du Nasdaq abandonnait 1,28% ou 29,52 points à 2.282,78 points.

Certains grandes sociétés, comme l'établissement financier Citigroup ou IBM, ont publié des résultats jugés encourageants, d'autres, notamment aux technologiques, ont au contraire déçu, comme Google et Microsoft.

Sur la semaine, le Dow a gagné 3,55%, sa meilleure semaine depuis trois mois, le S&P 1,7% et le Nasdaq 1,95%. Le Dow Jones a ainsi mis fin à quatre semaines de pertes. Le S&P et le Nasdaq avaient de leur côté perdu du terrain pendant six semaines.

Les marchés ont réagi positivement au plan de sauvetage des établissements financiers Fannie Mae et Freddie Mac, aux règles mises en place par la Securities and Exchange Commission (SEC) pour limiter les ventes à découvert et à la forte baisse des cours du pétrole.

Par rapport à son record d'il y a une semaine, à 147,27 dollars, le brut léger américain a perdu 19 dollars.

"Le plan gouvernemental de financement de Fannie et Freddie et les règles sur les ventes à découvert de la SEC ont permis au marché de trouver un plancher," estime Michael Sheldon, chez RDM Financial. "Maintenant, on va voir les investisseurs faire de plus en plus la différence entre les riches et les démunies au niveau des financières."

De fait, aux banques, Citigroup a bondi de 7,68% à 19,35 dollars, entraînant le secteur financier dans son ensemble, après l'annonce d'une perte trimestrielle de 2,5 milliards de dollars, inférieure aux attentes du marché et donc jugée rassurante. alors que Merrill Lynch a déçu.

GOOGLE DÉGRINGOLE

La banque d'affaires a finalement réussi à se redresser en Bourse en fin de séance au lendemain de l'annonce d'une perte trimestrielle de près de cinq milliards de dollars et d'un plan de cessions d'actifs de huit milliards, mais elle a passé l'essentiel de la séance dans le rouge. Merrill Lynch a fini sur un léger gain de 0,59% à 30,91 dollars.

Toujours dans le secteur financier, Freddie Mac a gagné 10,2% à 9,18 dollars.

En moyenne, les financières ont gagné 1,1% selon l'indice S&P du secteur, mais l'indice S&P des banques régionales a perdu 0,82%.

Les technologiques ont pâti de la publication des résultats de Microsoft et Google, avec une exception : IBM s'est adjugé 2,66% à 129,89 dollars après avoir publié jeudi un bénéfice trimestriel nettement supérieur aux attentes et relevé ses prévisions pour l'ensemble de l'année

Microsoft a perdu plus de 6% à 25,86 dollars. Le numéro un mondial des logiciels a publié jeudi un bénéfice trimestriel et des prévisions inférieurs aux attentes de Wall Street en invoquant un climat "difficile"

Google a perdu 9,8%, à 481,32 dollars, sa plus forte baisse en pourcentage depuis l'introduction du moteur de recherche en Bourse en 2004. Alors que plusieurs grands noms de l'internet ont souffert du ralentissement de l'économie américaine, les investisseurs espéraient voir Google échapper à cette tendance et confirmer sa capacité à dépasser le consensus trimestre après trimestre.

Advanced Micro Devices (AMD), qui a publié jeudi sa septième perte nette trimestrielle consécutive, a fini en baisse de 12,26% à 4,65 dollars.

Manpower a abandonné 15,29% à 47,55 dollars. L'agence d'intérim a publié vendredi des résultats trimestriels supérieurs aux attentes tout en soulignant que ses activités ralentissaient en Europe occidentale et notamment en France, son premier débouché.

Au total, au deuxième trimestre, les résultats des sociétés composant l'indice S&P 500 devraient avoir reculé de plus de 17% estiment les analystes. Les trois mois avril-juin devraient être le quatrième trimestre de baisse des résultats des valeurs du S&P 500. Il s'agira alors de la plus longue période de baisse depuis six ans, selon les études de Thomson Reuters.

Version française Danielle Rouquié LA CLÔTURE DE WALL STREET

Copyright (C) 2007-2008 Reuters

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