PARIS (Reuters) - La Bourse de Paris a clôturé en baisse, de 2,11%, soit 93,64 points à 4341,21 points, à l'image des autres places européennes, mais ses pertes auraient pu être plus lourdes sans la publication des statistiques de la production manufacturière en juin aux Etats-Unis qui ont montré une progression inattendue.
La plus forte baisse de l'indice parisien est accusée par Pernod-Ricard qui a terminé la séance en repli de 6,44% à 61,05 euros après avoir été placé sur la liste des valeurs à vendre par Goldman Sachs. ArcelorMittal a également vécu une journée difficile, perdant 5,1% à 59,60 euros. Le sidérurgiste est le plus gros contributeur de la baisse du CAC 40.
France Télécom profite encore du retrait de son offre sur l'opérateur téléphonique nordique TeliaSonera et affiche l'une des seules progressions en France, gagnant 2,41% à 19,16 euros, ce qui constitue d'ailleurs la plus nette hausse enregistrée sur l'indice paneuropéen FTSEurofisrt 300.
Le compartiment bancaire poursuit le repli observé lors des dernières sessions. L'action UBS est tombée en séance mardi à son plus bas niveau depuis dix ans et Deutsche Bank a perdu jusqu'à plus de 5%, favorisant un recul généralisé des valeurs bancaires en Europe. UBS a clôturé à -5,32% à 20,30 francs suisses, et Deutsche Bank à -4,39% à 52,44 euros
L'indice européen du secteur termine en baisse de 2,97 points, après être revenu à 274,59, son plus bas niveau depuis juin 2003. Depuis le début de l'année, les valeurs bancaires ont perdu plus de 35%.
"L'impact de la crise des subprimes est loin d'avoir produit tous ses effets, en particulier pour les banques de détail et pour les assureurs", souligne Romain Boscher de Groupama Asset Management.
Nicolas Delame
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