(BFM Bourse) - Le PDG du groupe de luxe, Bernard Arnault, estimait, dans le Figaro du 17 avril, que la récession américaine devrait durer six mois. Pour l'heure, il n'est pas question de récession, mais de contraction de la croissance. Il n'en reste pas moins que dans ce contexte économique dégradé, sur fond de faiblesse du Dollar, le géant français du luxe est à la peine en bourse, malgré une belle réaction ce printemps.
D'un point de vue graphique, la valeur est en train de dessiner une configuration négative dite en « épaule-tête-épaule » (sommet à 77.35 euros ; épaules à 75.45 euros environ ; ligne de cou à 72.07 euros). Un retour de la pression baissière, majoritaire sur les derniers mois, pourrait entraîner une rupture de la ligne de cou, ce qui se solderait par un repli des cours en direction de la borne haute du gap laissé ouvert le 16 avril entre 67.75 et 68.69 euros, et très partiellement recouvert depuis.
Dans ce contexte, les investisseurs les plus actifs pourront se positionner sur un put warrant (1613Z) à 0.24 euro. Ils prendront leurs bénéfices lorsque l'action se situera à 68.70 euros ou limiteront leurs pertes en cas de franchissement des 76.42 euros.