(BFM Bourse) - Le laboratoire vétérinaire vise désormais la borne haute de son objectif de chiffre d'affaires annuel après une activité supérieure aux attentes au premier semestre.
Virbac garde la forme. Le laboratoire vétérinaire a dévoilé une activité tonique au deuxième trimestre, avec un chiffre d'affaires en hausse de 7,2% à taux de change et périmètre constants, sur un an pour s'établir à 384 millions d'euros.
Stifel remarque que ce niveau de croissance se cale une fois de plus dans la fourchette haute de la prévision annuelle de 5,5% à 7,5% pour la croissance du chiffre d'affaires à périmètre et taux de changes constants. "Cela constitue une évolution positive", ajoute le bureau d'études.
Ce périmètre inclut Thyronorm, un médicament destiné à stabiliser l'hyperthyroïdie féline, acquis auprès du laboratoire Norbrook fin 2025. Stifel signale que l'apport de Thyronorm doit être retraitée "afin de calculer de manière cohérente la croissance organique réelle, qui s'est établie entre 5% et 6% au deuxième trimestre 2026".
L'Europe, "moteur du groupe"
Par zone géographique, l'Europe, qui représente environ 41% du chiffre d'affaires du groupe, a vu sa croissance organique, c'est-à-dire hors variations de périmètre et de changes, fortement rebondir pour atteindre 11,6% au deuxième trimestre après 2% sur le trimestre précédent.
L'Europe est le vrai moteur de ce trimestre, remarque TP ICAP Midcap, qui note aussi une solidité de l'international, dont la croissance organique a atteint 5,9% au deuxième trimestre.
Stifel met en avant des des hausses à deux chiffres en Inde, au Moyen-Orient et en Afrique, ainsi qu'une performance satisfaisante en Amérique latine et en Asie. TP ICAP Midcap signale pour sa part un point de vigilance dans la région Pacifique, avec une concurrence intense en Australie, partiellement compensée par la Nouvelle-Zélande.
La croissance organique de la région Amérique du Nord, s'est révélée "décevante", avec une baisse de 0,8 % en données comparables après un bond de 20,7% au premier trimestre.
TP ICAP Midcap tient à relativiser cette déception soulevant une "lecture faciale trompeuse" des chiffres du deuxième trimestre. Le bureau d'études évoque "deux difficultés ponctuelles et gérables", qui sont des obstacles réglementaires temporaires et des contraintes d’approvisionnement dans le secteur de l’élevage qui ont eu des répercussions négatives sur le chiffre d’affaires du deuxième trimestre.
Retraité de ces éléments et des stocks distributeurs, la croissance à données comparables reste proche des 10%, avance l’intermédiaire financier.
Sur l'ensemble du premier semestre, Virbac a ainsi réalisé un chiffre d'affaires de 768 millions d'euros, soit une hausse de 4% sur un en données publiées. Hors effets de change et périmètre constant, le chiffre d’affaires du laboratoire vétérinaire est en hausse de 7,4%.
Virbac met en avant une croissance équilibrée sur les deux segments, de 10% pour les animaux de compagnie et +6,7 % pour les animaux d'élevage, avec une forte contribution des plateformes Supercharge (hors Thyronorm) qui enregistrent une hausse d'environ +12 % à périmètre constant.
Les plateformes Supercharge sont définies par Virbac comme des domaines à fort besoin non satisfait, dans des portefeuilles clés : petfood (nourriture animale), reproduction, dentaire, mobilité, otologie (pathologies liées à l'oreille), endocrinologie et ruminants.
La croissance reste tirée par la qualité du portefeuille, remarque aussi TP ICAP Midcap, qui note un premier semestre supérieur à ses attentes. Pour Stifel, Virbac a réalisé une performance satisfaisante, globalement conforme à la tendance habituelle de croissance organique du chiffre d'affaires de la société.
Un ton légèrement plus optimiste
Cette forte dynamique au premier semestre a conduit la direction de Virbac à viser la borne haute de sa fourchette de croissance du chiffre d'affaires, comprise entre 5,5% et 7,5% en données comparables, incluant environ 1 point de pourcentage lié à la contribution de Thyronorm.
Le groupe avance une projection de marge opérationnelle courante ajustée autour de 17%. La génération de trésorerie reste inchangée et est attendue à environ +80 millions d'euros, incluant des investissements (Capex) d'environ 125 millions d'euros.
"La direction se montre progressivement un peu plus optimiste, indiquant que la croissance du chiffre d’affaires pourrait atteindre la fourchette haute de l’objectif fixé, ce qui ne semble pas particulièrement facile", prévient Stifel.
Le bureau d'études estime que l'atteinte de cet objectif impliquerait une performance au second semestre 2026 similaire à celle du premier semestre 2026, alors que la base de comparaison devient difficile à atteindre. Il rappelle que Virbac avait affiché une croissance de 5,6% au premier semestre 2025 et de 9,8% au second semestre 2025, principalement grâce à une progression de 12,5 % au troisième trimestre 2025.
À la Bourse de Paris, Virbac profite grandement de ces annonces. En tête du SBF 120, l'action progresse de 6,1%, mardi vers 11h30, mais rétrocède encore près de 3% sur l'ensemble de l'année.
Le mois dernier, la société avait fait l'objet de rumeurs concernant un rapprochement avec Céva Santé. Les analystes d'Oddo BHF avaient soulevé cette piste se basant sur sur un article du Journal des Entreprises pourtant publié en avril, dans lequel le président du groupe de pharmacie vétérinaire, numéro cinq mondial se disait "ouvert à un rapprochement" avec Virbac, numéro six.
Les analystes d'Oddo BHF avaient aussi expliqué dans cette note qu'ils ne croyaient pas au schéma spéculatif car Virbac semble pleinement concentré sur son plan 2030 et veut garder son ADN familial. La famille Dick détient 50,09% du laboratoire vétérinaire, rappelait l'intermédiaire financier.
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