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Vinci : Aurel BGC relève sa cible mais reste prudent

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(CercleFinance.com) - Le bureau d'études parisien Aurel BGC a mius à jour son opinion sur l'action du groupe de BTP et de concessions Vinci deux jours après l'organisation d'une journée investisseurs au Luxembourg. Si le conseil reste de 'conserver' la valeur en raison de risques de nature fiscale, notamment, l'objectif de cours a été relevé de 37 à 39 euros ce matin. Ce midi à Paris, l'action Vinci gagne 0,3.% à 36,1 euros.

Aurel BGC, qui était de ce rendez-vous animé notamment par le directeur général adjoint et directeur financier Christian Labeyrie, en fait le résumé suivant.

Concernant les perspectives de l'année 2013 tout d'abord, Vinci table table toujours sur une baisse du trafic autoroutier de 2% environ, suivant une tendance similaire à celle de 2012. Mais le mix-prix devrait être plus positif, en raison notamment de hausses de tarifs. De plus, dans l'autre activité majoritaire en CA mais minoritaire en bénéfices, le BTP (dit 'contracting'), 'un tassement des prises de commandes (...) est possible', mais le groupe est confiant quant à sa capacité à défendre ses marges.

Les analystes retiennent surtout en avant deux éléments qui pourraient affecter le titre Vinci cette année.

D'abord, l'acquisition majeure de l'opérateur aéroportuaire portugais ANA, une opération à trois milliards d'euros qui n'est pas exempte de risques, selon le bureau d'études : 'le groupe cherche clairement à capter une partie de la croissance mondiale (80% du trafic d'ANA est international), alors qu'il demeure très français dans les concessions et qu'aller faire du business dans le contracting hors de France supporte une part de risque non négligeable”. Soit, mais 'le dernier exemple en date est la Pologne, où les groupes de travaux ont des difficultés à se faire payer par les autorités locales', indique Aurel BGC.

Le deuxième risque est de nature fiscale. Après des hausses d'impôts et de taxes, l'Etat français a finalement renoncé à remettre en cause la déductibilité des charges financières sur les partenariats public-privé (PPP) et met en place le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), réduction d'impôts basé sur la masse salariale hexagonale. Vinci n'a pas indiqué quel en serait l'impact sur ses comptes, mais il emploie plus de 100.000 personnes en France.

Quoi qu'il en soit, “le vrai sujet est ailleurs : le risque d'une hausse (un doublement a été évoqué par la presse) de la redevance domaniale versée par les concessions autoroutes (200 millions d'euros pour l'ensemble du secteur en 2011) n'a toujours pas disparu”, indique encore Aurel BGC, qui ne se montre donc pas plus offensif sur la valeur. Une décision pourrait être prise sur ce sujet avant l'été. A suivre.


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