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Union fin.france : 'favorable aux fonds obligataires entreprises'

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(CercleFinance.com) - Martine Simon-Claudel, directeur général délégué de l'Union Financière de France (UFF), revient avec CercleFinance sur les perspectives de la banque de conseil en gestion de patrimoine pour les prochains mois.

CercleFinance: La collecte nette en assurance-vie au niveau national est récemment redevenue positive après plusieurs mois dans le rouge. S'agit-il d'une inversion de tendance durable?

Martine Simon-Claudel: La tendance pour les mois à venir est assez difficile à prédire au plan national selon nous, d'autant plus que l'UFF a réalisé une performance bien supérieure au marché depuis le début de l'année, avec une collecte nette de 36 millions d'euros. Il semble que les retraits observés dans l'assurance-vie les mois passés s'expliquent par une certaine déception des épargnants au sujet des placements en euros, outre l'inquiétude générée par la crise des marchés financiers. Néanmoins, l'assurance-vie devrait continuer d'attirer, car elle reste une enveloppe fiscale intéressante. Pour notre part, nous pensons pouvoir profiter des rendements attractifs sur nos fonds Euros et de notre capacité à faire évoluer notre offre de fonds en unités de compte.

CF: Concernant le segment immobilier, comment comptez-vous gérer la fin prochaine du dispositif Scellier?

MSC: Nous ne nous inquiétons pas trop à ce sujet, car le Scellier ne représente qu'une partie de nos ventes en immobilier d'investissement, un secteur qui continuera de toute façon à présenter des opportunités intéressantes. Nous avons déjà nettement réduit notre exposition à ce dispositif qui ne représentait plus qu'un tiers de nos ventes immobilières depuis le début de l'année, contre la moitié l'an dernier. La fin des ventes Scellier ne devrait pas se faire trop brutalement, car on peut encore profiter du dispositif jusqu'à fin 2012. D'ici là, l'UFF poursuivra l'adaptation de son offre, en mettant l'accent sur la diversification des biens proposés et une rentabilité significative et pérenne. Les possibilités d'investissements en lots gérés (EHPAD, logements étudiants, résidences de tourisme par exemple) continuent d'ailleurs de rencontrer pas mal de succès auprès de nos clients.

CF: Plus largement, l'alternance politique actuelle vous fait-elle craindre un cadre fiscal plus défavorable pour les années qui viennent?

MSC: Nous ne pouvons pas faire de prédiction pour l'ensemble du quinquennat, mais nous voyons tout de même des mesures 'd'urgence' à prendre pour les épargnants. Il est ainsi encore temps de profiter des dispositifs destinés à réduire l'ISF, comme les investissements dans les FCPI (fonds communs de placement dans l'innovation) ou dans les PME non cotées. Par ailleurs, l'alourdissement prévisible de la fiscalité sur les revenus des valeurs mobilières pourrait les conduire, concernant les comptes titres, à arbitrer en faveur des plans d'épargne actions qui ne devraient pas voir leur fiscalité modifiée. Les épargnants doivent bien sûr anticiper les modifications à venir sur le prélèvement forfaitaire libératoire, une option qui, dans les rares cas où elle subsisterait, pourrait devenir moins intéressante pour eux que l'imposition classique sur le revenu à barème progressif. Enfin, ils doivent anticiper une réduction à venir du plafond pour l'abattement sur les droits de donations aux enfants, de 159.325 euros à probablement 100.000 euros.

CF: Le retour de la crise grecque sur le devant de la scène présage des prochains mois mouvementés sur les marchés financiers. Craignez-vous un impact sur votre segment valeurs mobilières?

MSC: La crise grecque n'est certes pas propice aux valeurs mobilières, mais il existe des produits intéressants sur ce segment. Ainsi, nous nous montrons favorables aux fonds obligataires entreprises, qui permettent de bénéficier de rendements élevés pour des risques relativement faibles. S'il vaut mieux laisser de côté les obligations d'État, les entreprises ne vont pas si mal que ça, grâce à leur exposition plus large aux marchés émergents et aux efforts menés ces dernières années pour réduire leurs coûts. Les fonds nous paraissent préférables aux investissements directs en obligations, car ils permettent une certaine mutualisation réduisant davantage les risques. Par ailleurs, comme la crise des dettes se traduit par un contexte de forte volatilité, nous suggérons de privilégier les fonds flexibles permettant de s'adapter aux évènements: nous avons par exemple pu améliorer la performance des nôtres en les faisant évoluer en prévision des élections françaises et grecques.

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