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Thales : Varsovie retient Airbus Helicopters pour de nouveaux tests

La Pologne choisit Airbus Helicopters pour de nouveaux testsLa Pologne choisit Airbus Helicopters pour de nouveaux tests

par Wiktor Szary et Marcin Goettig

PARIS/VARSOVIE (Reuters) - Airbus Helicopters a été préféré par la Pologne à des concurrents américain et italien pour un marché public d'hélicoptères mais celle-ci s'est employée à réaliser un équilibre transatlantique dans un contexte de montée des tensions avec la Russie en choisissant, pour un autre contrat, un missilier américain.

Le ministère de la Défense polonais a annoncé mardi qu'il avait retenu le Caracal d'Airbus Helicopters pour de nouveaux tests, rejetant les propositions de l'américain Sikorsky, filiale d'United Technologies et d'AgustaWestland, filiale de l'italien Finmeccanica.

"Airbus Helicopters et son partenaire Heli Invest Services se félicitent de la décision du ministère de la défense polonais de présélectionner le H225M Caracal d'Airbus Helicopters", a réagi Airbus Helicopters dans un communiqué.

"Nous nous préparons maintenant pour les prochaines étapes de l'appel d’offres. Nous coopérerons étroitement avec les forces armées polonaises, pendant la période des essais, afin de répondre à toutes questions et demandes et démontrer ainsi que le Caracal satisfait à l'ensemble des critères de l'appel d'offres et des besoins opérationnels".

Le contrat d'hélicoptères a été révisé de 70 appareils à l'origine à 50 mais il représenterait toujours le plus gros marché de défense de la Pologne avec l'Europe occidentale depuis la fin de la Guerre froide. Le ministère a dit qu'il serait signé une fois les essais techniques réalisés par l'armée, les livraisons devant commencer dès 2017.

Il a précisé qu'en raison "de conditions de sécurité changeantes", il avait décidé d'accélérer l'acquisition d'hélicoptères de combat. Il n'a pas été plus explicite. Le marché a été avancé de deux ans dans le cadre d'un programme de modernisation de l'armée à la lumière du conflit ukrainien.

Le ministère a ajouté que le gouvernement polonais avait par ailleurs approuvé sa recommandation de passer commande de missiles Patriot conçus par l'américain Raytheon, au détriment cette fois d'un consortium regroupant Thales et le groupe européen MBDA.

Le président polonais Bronislaw Komorowski, qui s'exprimait également mardi, a déclaré que la Pologne ouvrirait des négociations avec les Etats-Unis pour finaliser l'appel d'offres des missiles.

Le journal polonais Gazeta Wyborcza évoquait un montant de cinq milliards de dollars pour ce contrat portant sur un système de missiles de défense à moyenne portée, le plus gros marché public de l'histoire militaire de la Pologne.

Avec l'appel d'offres pour les hélicoptères, ce sont au total huit milliards de dollars de contrats militaires que la Pologne entend ainsi conclure. Elle achètera huit batteries de missiles d'ici 2025, a précisé le ministère, les deux premières batteries devant être livrées dans les trois ans.

"Le choix du Patriot n'est pas surprenant, Raytheon était le favori depuis le début", écrivait Gazeta Wyborcza.

La décision pour les hélicoptères apparaissait comme plus délicate dans la mesure où Sikorsky et AgustaWestland ont déjà des usines en Pologne où les syndicats s'inquiètent de suppressions d'emplois.

"Le fait qu'ils aient perdu s'explique peut-être par une baisse de la production et de l'investissement en Pologne", supputait le journal polonais.

Un responsable français à la Défense a dit que les hélicoptères Caracal et leurs moteurs Turbomeca seraient assemblés en Pologne dans le cadre d'un pacte industriel de grande portée. Airbus a proposé à la Pologne un accord qui pourrait donner au pays le statut de "cinquième nation" d'Airbus après le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Espagne, dans le but de promouvoir sa candidature.

Le responsable a nié tout lien explicite entre de choix de la Pologne d'acheter du matériel français et la décision l'an dernier de Paris, très attendue par Varsovie, de suspendre la livraison de navires de guerre "Mistral" à la Russie en raison de son rôle dans la crise ukrainienne.

La Pologne, membre de l'Otan depuis 1999, a accéléré le processus de sélection du fournisseur de son nouveau système de défense antimissile en raison des tensions liées à la situation en Ukraine.

Depuis la fin de la Guerre froide, Varsovie entretenait des liens de défense et de sécurité étroits avec Washington. Mais la Pologne s'est rapprochée du reste de l'Europe ces dernières années, surtout depuis que Barack Obama a réduit le bouclier de défense anti-missiles en Europe de l'Est.

(Avec Matthieu Protard à Paris, Wilfrid Exbrayat et Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Joanny)

Copyright © 2015 Thomson Reuters


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