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Sanofi : Attentes des investisseurs face à la falaise des brevets sanofi

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par Noëlle Mennella et Caroline Jacobs

PARIS (Reuters) - Sanofi va devoir convaincre les investisseurs mardi prochain sur ses perspectives au-delà de 2013, année qui marque la fin d'une série d'expiration de brevets de médicaments phares.

Le groupe traverse - depuis 2008 et jusqu'en 2013 - un "patent cliff", période où une multitude de brevets arrivent à échéance, comme l'anticancéreux Taxotère et l'antithrombotique Plavix, livrés ainsi à la concurrence des génériques.

Sanofi a pour objectif de réaliser jusqu'en 2013 un chiffre d'affaires et un bénéfice net équivalents aux 27,6 milliards et 7,2 milliards d'euros respectifs de 2008.

Mais cette prévision n'intègre pas ses dernières acquisitions, en particulier celle de la biotech américaine Genzyme pour 20,1 milliards de dollars cette année, qui offre à Sanofi une diversification dans les maladies rares.

"Mécaniquement, l'acquisition de Genzyme vaut au moins un relèvement de 15% des objectifs du groupe", estime un analyste d'une grande banque française.

"Sanofi doit nous donner un peu plus de grain à moudre sur la profitabilité de chacune de ses activités jusqu'en 2015 pour que l'on puisse comprendre ses attentes", poursuit-il.

Pour compenser cette inéluctable perte de brevets, le directeur général Chris Viehbacher a également développé le groupe dans la santé animale et les marchés émergents.

CATALYSEUR

A 7,4 fois son bénéfice par action estimé pour 2011, l'action Sanofi figure parmi les titres les moins bien valorisés après AstraZeneca. L'action se traite aux environs de 50 euros après un pic à près de 57 euros début juillet.

Plusieurs analystes estiment que le séminaire "stratégie et perspectives" retransmis sur internet à partir de 13h30 le 6 septembre, pourrait servir de catalyseur au titre.

"L'accent mis sur les plates-formes de croissance, une probable accélération des économies et un possible redémarrage des rachats d'actions pourraient positionner Sanofi pour une croissance à long terme durable", écrit dans une note Mark Clark, analyste chez Deutsche Bank.

La stratégie de Chris Viehbacher est similaire à celle menée avec succès par son ancien employeur, le britannique GlaxoSmithKline, qui sort lui aussi d'une série d'expirations de brevets, et dont le titre se traitait récemment à 12 fois ses bénéfices attendus pour 2011.

Pour Jefferies, qui a abaissé son objectif de cours de 56 à 52 euros tout en maintenant sa recommandation "à conserver", les pressions sur Sanofi atteindront un pic en 2012 mais l'obstacle lié à la "falaise des brevets" ne sera pas complètement franchi avant 2014. A partir de là, un nouveau Sanofi pourra émerger.

Karl Heinz Koch, analyste chez Helvea, estime que Sanofi pourrait se montrer prudent dans ses prévisions mardi.

"Ils pourraient probablement prévoir une croissance autour de 5% de leurs ventes d'ici 2015, mais il serait plus prudent qu'ils visent une croissance inférieure à 5% pour ensuite dépasser leur objectif", explique-t-il.

ÉCONOMIES

Sanofi pourrait également annoncer de nouvelles réductions de coûts en plus des deux milliards d'euros d'économies prévus pour 2011 comparé à 2008 et de 700 millions de dollars attendus d'ici 2013 grâce à l'intégration de Genzyme.

Mark Clark (Deutsche Bank) table sur au moins 500 millions d'euros d'économies d'ici 2013, tandis qu'Eric Le Berrigaud, analyste chez Raymond James, en attend deux fois plus.

Karl Heinz Koch va même plus loin en estimant que Sanofi pourrait dégager plus d'un milliard de dollars d'économies grâce à Genzyme, par exemple en intégrant les filiales européennes de l'américain avec les bureaux de Sanofi.

Les effets bénéfiques de l'intégration de Genzyme ont déjà permis à Sanofi de prévoir en juillet une baisse moins marquée que prévu de son bénéfice net par action en 2011, vu désormais en repli de 2% à 5% à changes constants, contre 5-10% auparavant.

Selon le consensus de Thomson Reuters I/B/E/S, le bénéfice par action, qui était de 7,06 euros en 2010, devrait baisser à 6,71 euros en 2011 avant de remonter progressivement jusqu'à 7,14 euros en 2015. Le chiffre d'affaires est, lui, attendu à 33,5 milliards d'euros cette année contre 30,4 milliards en 2010, montant jusqu'à une hausse de 37,5 milliards en 2015.

Quant au fait de savoir s'il faut emboîter le pas à AstraZeneca et GSK en ouvrant la porte aux rachats d'actions, la question suscitent débat parmi les analystes.

Le groupe pourrait certes passer le cap de l'année 2012 - la plus difficile en termes d'expirations de brevets avec ceux du Plavix et de l'Avapro (hypertension) aux Etats-Unis - mais peut-être aurait-il plus intérêt à utiliser sa trésorerie pour des acquisitions pour mieux ancrer sa croissance à venir.

"Les investisseurs veulent un groupe centré sur la croissance et non pas assis sur une pile de cash", résume Michael Leacock, analyste chez Royal Bank of Scotland.

Avec Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2011 Thomson Reuters


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