Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

RISC GROUP

RSC - FR0011010198 SRD PEA PEA-PME
0.000 € 0.00 %

Risc group : "nous avons décidé de prendre le taureau par les cornes"

vendredi 12 septembre 2008 à 16h45

(BFM Bourse) - Indifférent à l'accélération de la croissance de la société, le cours de Bourse de Risc Group évolue à proximité de ses plus bas annuels. Loïc Pequignot, PDG de la société, laisse toutefois entendre que la situation boursière du titre pourrait prochainement s'améliorer. Il revient également sur les dernières rumeurs de rachat.

Tradingsat.com: Une rumeur a circulé cet été selon laquelle Risc Group pourrait se faire racheter par l'américain Iron Mountain. Est-ce un scénario crédible ?

Loïc Pequignot : Il est en tout cas loin d'être absurde. Nous sommes le plus gros distributeur d'Iron Mountain en Europe. C'est pourquoi je les rencontre régulièrement, à Boston, aux Etats-Unis. Simplement nous ne sommes jamais entrés à ce jour dans le détail d'une discussion de rachat. Bien sûr, nous y avons pensé, parce que nous évoluons sur des métiers similaires, et sommes même concurrents, même si cette concurrence est atténuée par le fait qu'Iron Mountain est relativement peu implanté en Europe.

Tradingsat.com: Lors d'une précédente interview, vous nous aviez expliqué que la question d'un adossement ou d'un rapprochement se poserait un jour…

Loïc Pequignot : Il faut resituer cette question dans le contexte. Depuis qu'elle a frôlé le dépôt de bilan fin 2004, la société a parcouru un important chemin. Le dernier exercice, 2007-2008 a été celui du développement, matérialisé par plusieurs acquisitions, en particulier celle de la société Ornis en octobre 2007. Cette opération a marqué le franchissement d'une étape stratégique majeure. Elle nous a permis d'ajouter à notre métier historique de fournisseur de services de sécurité et de mobilité pour les très petites entreprises (TPE), celui de l'infogérance et des applications en mode hébergé sur le segment des PME et des grandes entreprises. Notre croissance externe nous a permis de créer de la valeur assez rapidement, mais l'adossement à un partenaire nous permettrait en effet de gagner du temps, que ce soit pour accélérer notre développement à l'international, ou obtenir certaines technologies. Pour qu'un tel approchement ait lieu, j'estime cependant que Risc Group devra avoir atteint une taille que j'évalue à 100 millions d'euros. Nous n'en sommes plus très loin. Notre chiffre d'affaires 2007-2008 s'est élevé à 87 millions d'euros… mais sur un exercice d'une durée exceptionnelle de 15 mois.

Tradingsat.com: A supposer que vos ventes atteignent prochainement le cap des 100 millions d'euros, vous seriez vendeur ?

Loïc Pequignot : En l'état actuelle des choses, non. La capitalisation boursière de Risc Group sous-valorise très nettement la société. Nous ferons en sorte d'éviter qu'une opération non sollicitée intervienne sur les niveaux actuels de cours. J'ai bon espoir cependant que la publication de nos résultats le 22 octobre prochain se traduise positivement sur les performances boursières de notre action.

Tradingsat.com: Vos objectifs de rentabilité ont-ils été atteints ?

Loïc Pequignot : A quelques semaines de cette publication, je suis bien sûr tenu au silence sur nos comptes 2007-2008. Je peux cependant vous renvoyer au communiqué du 4 août dernier, qui faisait état d'un satisfecit général pour l'exercice écoulé. Nous sommes très sereins, sur nos résultats à fin juin, ainsi que sur nos perspectives. Nous communiquerons d'ailleurs d'ici quelques jours, comme à notre habitude au mois de septembre, sur nos prévisions pour le nouvel exercice, qui s'annoncent très belles sur un périmètre en forte accélération. Je rappelle que la croissance de notre chiffre d'affaires s'est élevée à 106% au dernier trimestre 2007-2008.

Tradingsat.com: Risc Group est actuellement presque à nouveau une penny stock, malgré un regroupement d'actions intervenu il y a un peu moins d'un an…

Loïc Pequignot : La situation boursière n'arrange personne, ni les actionnaires, ni les managers de la société, qui sont d'ailleurs souvent eux-mêmes actionnaires. Le regroupement d'actions est intervenu à un moment qui n'était peut-être pas idéal, avant une crise boursière très sévère. Reste que le recul de notre cours de Bourse ne sanctionne pas un quelconque retard de notre développement. Je suis résolument optimiste sur le fait que le marché recommencera un jour à valoriser nos qualités à leur juste prix. Face à cette situation, nous avons justement décidé de prendre le taureau par les cornes et d'accélérer les choses. Concrètement, pour améliorer la lisibilité financière du groupe, nous allons prochainement annoncer un changement de dénomination de nos filiales, qui seront regroupées sous une seule marque. En parallèle, nous sommes en train de lancer une vaste opération de communication auprès des analystes financiers et des banques. Bryan Garnier et Société Générale devraient ainsi analyser nos prochains résultats. J'ajoute qu'une réflexion active est menée au sein du conseil d'administration sur la question du versement d'un premier dividende dans le souci de récompenser nos actionnaires pour leur engagement à nos côtés. Je rappelle que Fortis et OTC Asset management détiennent plus de 5% de notre capital. Enfin, une résolution sera proposée à l'assemblée générale de décembre prochain visant à assurer l'animation du titre. En période de forte volatilité boursière, ce type de contrat passé avec un intermédiaire financier permet en effet de soutenir le cours et de lisser les variations.

Propos recueillis par François Berthon

Propos recueillis par - ©2020 BFM Bourse
Vous suivez cette action ?

Recevez toutes les infos sur RISC GROUP en temps réel :

Par « push » sur votre mobile grâce à l’application TradingSat Bourse


Par email

Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+328.90 % vs +11.98 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat