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Renault : Renault-nissan et daimler envisagent d'échanger des parts

vendredi 26 mars 2010 à 16h17
Renault-nissan et daimler envisagent d'échanger des parts

par Gilles Guillaume

PARIS/TOKYO/FRANCFORT (Reuters) - Renault, son allié japonais Nissan et Daimler envisagent un échange mutuel de participations symboliques dans le cadre d'une coopération à trois pour réduire leurs coûts, apprend-on de sources proches du dossier.

La mise en commun de projets est devenue un thème dominant de l'industrie automobile pour obtenir des synergies, accélérer le développement des modèles et accéder rapidement à de nouveaux marchés. La crise de 2008-2009 et les normes de plus en plus strictes en matière d'émissions polluantes, qui requièrent des investissements technologiques très lourds, ont accéléré le mouvement.

Deux sources proches de Renault ont confirmé vendredi à Reuters la tenue le 6 avril d'un conseil d'administration extraordinaire du groupe consacré à la coopération avec Daimler. Une des sources a indiqué que le principe d'un échange de participation, inférieure à 10%, était acquis.

Deux sources au fait du dossier ont déclaré de leur côté que l'allemand Daimler (Mercedes-Benz) souhaitait acquérir une participation limitée à environ 3% dans Renault en utilisant ses actions en auto-détention pour éviter de débourser du cash.

Jeudi, le Financial Times rapportait que les discussions portaient sur un échange de parts "symbolique".

Le journal économique japonais Nikkei a précisé vendredi que les négociateurs envisageaient des échanges de titres ou d'autres dispositions permettant d'éviter au maximum toute levée d'argent frais.

Pour Renault, la question du financement d'une entrée au capital de Daimler reste entière vu que la dette du constructeur au losange est notée dans la catégorie spéculative. De surcroît, la capitalisation boursière du groupe français pèse moins d'un tiers de celle de Daimler.

"La différence de capitalisation (...) constitue un véritable obstacle à un 'cross-shareholing'", souligne Oddo dans une note. "L'entrée de Nissan dans la négociation pourrait constituer une solution."

Renault détient 44% de Nissan, qui possède en retour 15% de son partenaire français.

Dans son article sur Renault et Daimler, jeudi, le Financial Times ne mentionnait pas Nissan, mais Nikkei écrit vendredi que le constructeur nipon songerait à prendre une participation de 1% à 2% dans Daimler.

ANCRER UN PARTENARIAT DANS LA DURÉE

Le PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn s'est déjà déclaré ouvert à l'idée d'ouvrir à un troisième partenaire une alliance qui fête cette année ses 11 ans d'existence. S'il est hostile aux fusions et attaché à l'indépendance de chaque partenaire, il estime qu'une relation capitalistique améliore l'engagement des parties prenantes et permet d'ancrer les projets dans la durée.

Ces projets peuvent être de nature très différente: des achats groupés, la mise en commun de technologies, de composants voire même de plateformes uniques pour plusieurs véhicules.

Selon le Figaro, un partenariat sur les petites voitures, une des spécialités de Renault, semble s'imposer avec pour objectif de partager des composants entre les modèles du groupe français, les remplaçantes des Mercedes Classe A et B ainsi que la future Smart, et même de créer une plate-forme commune aux deux constructeurs pour les petits modèles.

L'accord pourrait aussi concerner les voitures électriques, où l'alliance Renault-Nissan a lancé un programme très ambitieux, ainsi que les utilitaires.

En retour, Renault et Nissan pourraient profiter de l'expérience du motoriste allemand dans les grandes cylindrées diesel et dans la technologie hybride.

"Une telle alliance pourrait permettre à Nissan de fournir davantage de véhicules électriques ou de batteries à Daimler", écrit Kohei Takahashi, analyste chez JPMorgan Securities, dans une note.

"Toutefois, il faut rester prudent sur les perspectives de réductions de coûts qu'offre le partage des composants tant que nous n'en saurons pas davantage. Par le passé, de nombreuses alliances n'ont pas atteint les objectifs qu'elles s'étaient fixés."

Une source du secteur a souligné sous couvert d'anonymat que l'option d'un partenariat limité à des projets communs, sans dimension capitalistique, faisait toujours partie des hypothèses à l'étude.

Aucun des trois constructeurs n'a fait de commentaire sur une opération dont le Figaro écrit qu'elle devrait être annoncée aux actionnaires de Daimler et de Renault lors des assemblées générales des deux sociétés, qui se tiendront respectivement le 14 et le 30 avril.

Avec la contribution de Chang-Ran Kim à Tokyo et Christiaan Hetzner à Francfort, édité par Jean-Michel Bélot

Copyright © 2010 Thomson Reuters

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