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Pétrole Brent

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Pétrole brent : Pourquoi Goldman Sachs pense que le baril de pétrole peut atteindre 100 dollars dès 2022

vendredi 17 décembre 2021 à 11h27
La demande de pétrole devrait atteindre de nouveaux sommets selon Goldman Sachs

(BFM Bourse) - Pénalisés depuis fin novembre par l'apparition du variant Omicron et les craintes sur la demande qu'il fait peser, les cours pétroliers stagnent autour de 70-75 dollars. Une situation qui ne devrait pas s'éterniser selon Goldman Sachs, qui anticipe un nouveau pic de demande mondiale dès 2022, ce qui pourrait ramener les cours autour du seuil des 100 dollars.

Après avoir atteints des sommets pluriannuels cet automne, aidés par une demande vivement repartie, une offre limitée ainsi qu'une crise de l'énergie sur fond notamment de flambée du prix du gaz, les cours des principales références ont sensiblement reflué depuis, subissant de plein fouet les craintes liées à la découverte du dernier variant, Omicron. Alors que les investisseurs tentent toujours de jauger les conséquences sur la demande de la découverte de cette nouvelle souche très contagieuse de Covid-19, le baril de Brent se négocie ce vendredi à 73,9 dollars (-1,4% par rapport à la veille), contre plus de 85 dollars fin octobre dernier.

L'or noir pourrait néanmoins de nouveau se renchérir en 2022, à mesure que la demande se reconstitue selon le responsable de la recherche énergétique de Goldman Sachs Damien Courval, qui table sur un nouveau pic de demande mondiale de pétrole dès l'année prochaine, puis encore en 2023. Le prix du baril de pétrole brut pourrait alors grimper au-dessus du seuil des 100 dollars, soit un niveau inédit depuis fin 2014.

Il s'explique: "La demande était déjà revenue à un niveau record avant l'apparition d'Omicron, et il convient d'ajouter à cette tendance de fond une hausse importante de la demande en hydrocarbures pour les jets privés et une économie mondiale toujours en croissance. (...) Vous voyez comment nous allons atteindre en moyenne un nouveau record de demande en 2022, et encore, en 2023" a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse consacrée aux perspectives énergétiques.

Inflation dans les services pétroliers

Entre-temps, Damien Courvalin s'attend à ce que les restrictions de déplacement qui affectent la demande s'atténuent progressivement. "En partie à cause de l'Asie, la reprise du transport aérien a été lente. Jusqu'à très récemment, des pays comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande et Singapour limitaient très fortement le trafic international mais c'est en train de s'assouplir" a-t-il souligné. "Nous devrons attendre que cette vague passe, mais cela suggère que les voyages internationaux devraient se redresser davantage l'année prochaine", a poursuivi l'expert, prédisant que les cours des principales références de pétrole brut que sont le Brent et le WTI seront à 85 dollars le baril en moyenne pour 2022, avec un risque à la hausse de l'ordre de 5 à 10 dollars.

Deux scénarios peuvent en outre tirer ces cours à plus de 100 dollars selon lui. Le premier est lié au sujet phare du moment: "Il y a de l'inflation, partout ailleurs dans l'économie, et finalement il y a de l'inflation dans les services pétroliers". Les coûts d'extraction risquent donc d'augmenter à mesure que les compagnies vont pomper davantage, ce qui pourrait se répercuter sur les prix finaux. L'autre possibilité est structurelle. Il est de fait possible, toujours selon Damien Courvalin, que "l'offre de pétrole ne puisse pas répondre à la demande lorsque les économies mondiales se seront complètement remises de la pandémie". Face à ce déséquilibre, les cours pourraient alors atteindre 110 dollars le baril, avance-t-il.

Quentin Soubranne - ©2022 BFM Bourse
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