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Pétrole Brent

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Pétrole brent : Le baril de pétrole Brent grimpe à 124 dollars après l'accord sur l'embargo russe

mardi 31 mai 2022 à 09h50
Le baril de Brent au plus haut depuis le 7 mars

(BFM Bourse) - En forte hausse lundi, le baril de Brent a inscrit un nouveau plus haut depuis début mars à 124 dollars après l'accord de l'Union Européenne sur une forte réduction des importations de pétrole russe d'ici la fin de l'année.

Les 27 pays membres de l'Union européenne ont approuvé lundi soir un embargo sur le pétrole russe couvrant plus des "deux tiers" de leurs importations depuis ce pays, a annoncé le président du Conseil européen, Charles Michel. Il concernera dans un premier temps le pétrole transporté par bateau, soit les deux tiers des achats européens d'or noir russe.

Cette réduction, qui sera mise en œuvre d'ici la fin de l'année, "va supprimer une énorme source de financement à la machine de guerre" russe et exercer "une pression maximum" sur Moscou pour l'inciter à mettre fin à la guerre, a-t-il affirmé sur Twitter.

En nette hausse lundi avec une relance de la demande liée à la driving season aux Etats-Unis, les cours du pétrole ont accru leurs gains après l'accord sur l'embargo russe. La référence de brut de la Mer du Nord, le Brent, a atteint mardi matin la barre de 124 dollars pour la première fois depuis le 7 mars. Le WTI quant à lui progresse de 1,7% avec en ligne de mire le seuil des 120 dollars.

Une exemption temporaire a toutefois été prévue pour le pétrole acheminé par oléoduc, afin de lever le veto de Budapest. L'extension de l'embargo aux livraisons par oléoduc sera ensuite discutée "dès que possible" et, au total, ce sont 90% des exportations de pétrole russe vers l'UE qui seront arrêtées d'ici la fin de l'année, ont affirmé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président français Emmanuel Macron.

Un feu vert sous conditions

Budapest avait conditionné son feu vert à des garanties sur sa sécurité énergétique. En arrivant au sommet, le Premier ministre hongrois Viktor Orban avait réclamé des assurances en cas de coupure de l'oléoduc Droujba qui approvisionne son pays en passant par l'Ukraine. Il a exigé que son pays puisse être alimenté en pétrole russe par voie maritime si l'arrivée par oléoduc venait à être arrêtée. "C'est la garantie dont nous avons besoin", avait lancé M. Orban.

La Hongrie, pays enclavé sans accès à la mer, dépend pour 65% de sa consommation du pétrole acheminé par Droujba. Elle s'était opposée à la proposition initiale d'un embargo, à moins de bénéficier d'un délai d'au moins quatre ans pour le mettre en oeuvre, et d'environ 800 millions d'euros de financements européens pour adapter ses raffineries.

Mme von der Leyen a estimé que la capacité de l'oléoduc Adria, qui alimente également la Hongrie via la Croatie, pouvait être augmentée moyennant un délai de "45 à 60 jours environ" et "des investissements", qu'elle n'a pas chiffrés.

L'unanimité est requise pour l'adoption des sanctions. Le feu vert politique des dirigeants doit encore donner lieu à des discussions mercredi entre les ambassadeurs des Vingt-Sept, en vue de finaliser l'accord. Des négociations auront lieu ensuite pour cesser aussi les importations via Droujba (1/3 des approvisionnements européens), dont la branche nord dessert Allemagne, Autriche et Pologne, et la branche sud Hongrie, République tchèque et Slovaquie.

Prague avait réclamé un délai d'adaptation de dix-huit mois pour les produits raffinés qui a été accepté, selon le Premier ministre belge Alexander De Croo. Ceux demandés par la Slovaquie et la Bulgarie (deux ans chacun) font encore l'objet de discussions, selon une source européenne.

Sabrina Sadgui avec AFP

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